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La Section Métrologie

C. Koch (CB/MG)

 

Tout a commencé en 1964.
En ce temps-là, nous étions trois: Ph. D ... n'avait pas encore quitté nos rangs pour aller traquer le satellite et C. L... ne nous avait pas encore apporté sa bonne humeur permanente.

Dès 1964, nous avons eu à vérifier des appareils électroniques de haute précision: oscillateurs à quartz, voltmètres numériques, piles, etc. Tout naturellement, nous avons essayé de faire faire ces contrôles dans les laboratoires nationaux habilités.
Nous nous sommes heurtés à de multiples difficultés, il fallait chaque fois demander un prix par lettre, attendre le devis, passer une commande, puis prendre rang pour attendre la période où l'appareil pourrait être pris en compte.
Les essais duraient plusieurs semaines - jusqu'à 2 mois pour les appareils les plus complexes - et une fois l'appareil revenu à Brétigny, il fallait encore attendre 5 à 6 semaines le procès-verbal.
Ensuite nous avons découvert qu'en France de nombreux laboratoires officiels se répartissent la conservation des étalons et les essais correspondants.
On est confondu à l'idée que des unités aussi proches que la fréquence et le temps sont détenues par deux organismes différents; deux autres laboratoires détiennent les étalons de température et de différence de potentiel !
Or on ne fait pas de mesure de temps sans oscillateur, pas plus qu'on ne contrôle une pile sans mesurer sa température. Pour toutes ces raisons, nous avons constitué à Brétigny un laboratoire de métrologie comprenant, dans un local climatisé, des appareils de référence et des bancs de mesure et nous avons limité aux appareils de référence les contrôles périodiques dans les laboratoires nationaux.

Les liaisons entre nos appareils "ordinaires" et les étalons français peuvent se schématiser selon la figure ci-dessous:

 
 


Il n'y a pas au CNES une activité métrologique unique mais des activités très diverses.

On peut énumérer les principales:

- vérification des étalons secondaires servant de "juges de paix" pour le contrôle d'entrée des appareils de mesure électroniques;
- vérification directe des appareils les plus précis;
- essais de reproductibilité sur certains appareils ;
- envoi par câbles de fréquences et de tops seconde à différents services du CNES;
- services rendus à des constructeurs en contrôlant leurs appareils de référence;
- contribution à l'enseignement de la métrologie en France en prenant des élèves-ingénieurs en stage (ESE).

Après 5 ans d'efforts, le niveau technique et l'intérêt de ce laboratoire ont été reconnus de tous.
Nous avons eu les honneurs du dernier rapport d'activité annuel: 4 lignes de texte et une photographie!
Nous avons reçu de nombreux visiteurs: quelques personnalités CNES, parmi lesquelles le général Aubinière, J.-P. Causse, P. Vasseur et un bien plus grand nombre de visiteurs extérieurs: les directeurs du C.E.A.-Saclay, du Laboratoire National d'Essais, de Général Radio, de Tinsley, les Directeurs techniques des principaux constructeurs français en électronique, le professeur de métrologie de Sup-Elec, etc.

Le CNES a été mis à contribution pour des conférences, pour participer à des groupes de travail et, récemment, pour contribuer à l'élaboration d'une échelle française de temps atomique.