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csbb01
 
 
  Embauche en 1963
 
 
Roger Lehmann


 
 
Tout ce qui suit ne me semble pas du plus grand intérêt car j'ai vécu ces années sans trop me rendre compte ni du contexte, ni des enjeux... et en dehors de la période merveilleuse que j'ai vécu au CNES ce que je peux en dire est une vue plutôt par le petit bout de la lorgnette.
Mais ...bon, ça rappellera peut être des souvenirs aux uns et aux autres.
 

Pour faire bref, Supelec promo 61, service militaire en pleine guerre d'Algérie classe 61 2C, incorporé en novembre 1961. EOR à Montargis (Transmissions), puis Ecole Supérieure Technique des Transmissions alors à Pontoise. Maintenu à cet endroit comme instructeur radar. J'y ai fini mon service en mai 1963.

Dés l'hiver 62 j'ai commencé à chercher un emploi. A l'époque c'était une démarche simple et facile.
J'ai consulté le bulletin d'offres d'emplois de l'Amicale des Ingénieurs Supelec, et ai trouvé 3 offres qui m'ont semblées attirantes : Dassault Electronique, le CNET, le CNES.
Avant tout autre choses, j'ai écrit aux 3... j'ai reçu quasiment, par retour, 3 propositions d'entretiens avant embauche ! Quant je vous dis que c'était facile....

Je ne sais plus pourquoi j'ai éliminé EMD, sans doute parce que les 2 autres offres parlaient de l'Espace.

 
J'ai rencontré Fayard au CNET qui m'a présenté FR1, l'expérience "grandes longueur d'ondes" et m'a expliqué que la décision de celui qui ferait le satellite n'était pas encore prise et était en discussion avec le CNES.
Il a proposé de m'embaucher tout de suite pour travailler sur ce projet.
Je n'ai pas tout compris, sauf qu'il s'agissait de faire un satellite et que 2 organismes étaient impliqués... et que le CNET était une "grosse boite"...
 
Claude Fayard
 
Avant d'aller à un entretien avec le CNES, je me suis alors renseigné sur cet organisme totalement inconnu à l'époque (et il n'y avait pas internet pour chercher des informations).
En passant sur les détails de cette recherche, j'ai obtenu une liste d'une dizaine de nom sur une feuille blanche assorti d'un commentaires : "Voilà la liste complète des ingénieurs chargés de construire le 1e satellite français, voilà une adresse (rue de l'Université me semble t il), là est l'avenir".

Rendez vous en mars ou avril 1963, je ne sais plus, dans les locaux des hélicoptères à Brétigny, terrain du CEV.
Je me souviendrai toujours de cet entretien dans une pièce intégralement nue, sauf 2 tabourets !
Sur l'un Jean Pierre Bourdeau, sur l'autre moi.
Jean-Pierre m'a d'abord expliqué qu'il n'y avait personne en France car il étaient tous (les 10) aux USA en stage à la NASA et qu'il n'était en France que pour suivre une “Telemetering Conference” qui avait lieu cette année là à Paris.

 
 
Jean Pierre Bourdeau
  Pierre Debray devait être aussi là car je me souviens qu'il a fait une brève apparition.
Jean Pierre Bourdeau m'a expliqué que le CNES était chargé de construire le satellite FR1, que le CNET n'était responsable que de l'expérience... et que, tant qu'à faire, il y avait plus d'avenir au CNES qu'au CNET.

J'étais totalement inconscient, je n'ai pas compris grand chose, mais j'ai confirmé mon vif intérêt...
Pierre Debray
  Re-rendez vous peu de temps après. J'ai rencontré Xavier Namy de passage à Paris, et Jean Pierre Causse. Quelques questions sur ma passion pour l'électronique...
J'ai commencé à travailler au CNES le 13 mai 1963 avec un contrat du laboratoire d'Aéronomie (Blamont) car les structures du CNES étaient encore inexistantes et celui ci ne pouvait pas embaucher.
Salaire correct pour l'époque : 1972 francs bruts par mois. J'ai encore mes feuilles de paye.
 
Jean Pierre Causse
Xavier Namy
Il fallait avoir le coeur bien accroché car aux hélicoptères lorsque je suis arrivé le 13 mai 1963 il n'y avait rien, peut être quelques chaises... j'ai trouvé miraculeusement une table dans une pièce vide.
Jean Pierre Bourdeau lors d'un bref passage à Paris, m'a demandé de m'intéresser aux transistors utilisés en interrupteurs, et à l'algèbre de Boole, toutes choses absolument inconnues de moi.
 
Ne sachant rien, je ne pouvais qu'apprendre, et ignorant tout du monde du travail je ne pouvais pas être trop désorienté par ce premier contact...
 
   
 
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