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  Echos d'Hammaguir
 
 
A. Adamy, M. Alexandre, P. Brossel et D. Moreau.
 
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L'équipe chargée des satellites D-1C et D-1D, composée d'une quarantaine de personnes est partie de Paris le 20 janvier.
Les opérations de préparation des satellites commencent rapidement en vue d'un tir le 3 février.
Un engin SEREB occupe toujours les installations Brigitte nécessaires pour la mise en place de Diamant il sera tiré avec 8 jours de retard, ce qui se répercute sur Diamant.
Le travail sur D-1C se ralentit, et une partie de l'équipe rejoint Brétigny, pendant que l'autre commence par s'accorder un week-end touristique à Colomb-Béchar et à BeniAbbès, où certains découvrent qu'il y a beaucoup d'eau au Sahara.
Les carnets de T, publiés l'an dernier, avaient laissé la nette impression qu'un certain désordre régnait à Hammaguir lors du lancement de Diapason.
On doit d'abord rassurer T : les képis fleurissent toujours beaucoup sur les dunes (au fait, quelles dunes?), les bottes blanches (!) sont toujours obligatoires pour approcher le satellite et dégagent une odeur sui generis, on assiste toujours au spectacle de dizaines (des centaines) de barettes se félicitant mutuellement.

Les modifications sur le programme de calcul et les répétitions de compte à rebours furent peu nombreuses.
Le jour J, les arrêts de chronologie sont peu fréquents et de courte durée; tous, nous avons pu voir, en entendant:
"Feu" ! , Diamant s'élever lentement.
... Et surprise, toutes les bouteilles de champagne n'étaient pas vides quand l'équipe CNES est arrivée au pot général après les deux lancements.

 

Par contre, certains gags se sont produits pendant la préparation de D-l C, nous avons voulu procéder au changement, oh ! combien malheureux d'une prise microdot, et nous. nous sommes aperçus qu'il n'y avait pas de recharge.
Nous avions consommé l'unique microdot du stock.
Coup de tonnerre! chacun, torse nu et en short, se transforme en magazinier, occupation sereine et pleine d'attrait, qui nous a fait découvrir avec anxiété que le satellite ne pourrait pas être lancé sans sa nouvelle microdot.
Enfin, après deux jours d'attente, nous avons pu remédier à cet ennui: il y en avait quelques-unes à Brétigny.


De gauche à droite: Dilly (CNES), Dupuy (CNES) et Salanié (Matra)


Un autre incident que A. Adamy rappelle et qui s'est passé pendant la phase des manipulations préliminaires, est le remplacement de pastilles de béryllium. Une fois de plus, le stock de rechange défaillait, il fallait donc en faire venir une de Brétigny, par l'intermédiaire de A. Alexandre qu'une voiture rapide avait eu mission de récupérer à la descente d'avion à Béchar et de ramener de force, s'il le fallait, à Hammaguir.
Le soir, point de voiture, point d'Alexandre, ni davantage de béryllium. Tout ne vint que le lendemain.
La grève générale à Paris, venait de bouleverser notre planning.
Le mardi 7, plus qu'un jour avant le tir. Nous étions prêts pour l'assemblage de la pointe sur la fusée. Ce fut la journée la plus longue pour l'équipe mécanique.
Après contrôles pyrotechniques de la case, D. Moreau effectue le dernier ( ! ) contrôle "type D" du satellite D-1C.
Un spécialiste du montage-démontage, vissage-revissage, la mécanique sous tous ses angles, avec beaucoup d'humour, nous raconte comment un responsable des cataphotes est venu, la veille du tir, à 10 heures du soir, voir dans quel état étaient ses cataphotes.
"Sur la tour, on faisait les derniers contrôles et on était un peu bousculés du fait de la tremblote intermittente des biglos, des baies de la case. Le spécialiste des cataphotes demande à entrer quelques minutes dans la cabine.
Il y est resté 2 heures...
ll semble qu'il ne trouvait plus ses cataphotes à l'endroit où il croyait qu'ils devaient être et, vers 10 heures du soir, il nous a demandé de remplacer une des cales des réflecteurs laser. Il a fallu démonter une des cales qui se trouvaient sur les panneaux, aller en chercher une à 10 km de là, la remonter, la contrôler. Ca nous a pris pas mal de temps.
 

Benoist et Blet: Dernières retouches sur la protection thermique
 
     
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