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La campagne Eole-Pacifique IV

H. DASPET - PR/ET

 

 

La campagne Eole-Pacifique IV qui a eu lieu, en décembre 1967, à Mildura (Australie) est la troisième expérience organisée par le Service d'Aéronomie du C.N.R.S. en vue de préparer l'expérience Eole.
L'objectif principal de cette expédition était de nature scientifique, à savoir d'étudier la dispersion progressive de groupes de ballons étanches lancés simultanément à partir d'une station.
A cet objectif principal s'ajoutaient de nombreux objectifs technologiques tels que le lâcher de balions à cadence accélérée (4 en une heure), le stockage de ballons prêts au vol, etc...
Cette campagne présentait un caractère exploratoire car c'était ia première occasion d'utiliser les nouvelles nacelles construites en fonction des enseignements de la campagne de juillet 1966.
Parmi toutes les technologies nouvelles utilisées, nous nous intéresserons plus particulièrement à la réalisation de la source d'énergie alimentant en électricité les équipements électroniques embarqués. Car c'est au cours de cette campagne que pour la première fois des cellules solaires en couches minces françaises ont été utilisées avec succès, ouvrant ainsi la voie à des conceptions nouvelles.
H. Daspet vous retrace l'historique de l'action menée par la Direction des Programmes et du Plan du CNES pour parvenir à ce résultat.
L'ALIMENTATION ELECTRIQUE DES NACELLES
Chaque ballon est équipé d'une nacelle radioélectrique alimentée directement par un générateur solaire.
Cette nacelle transmet continuellement pendant toute la durée du jour des signaux en morse (onde entretenue à 15 MHz), représentant son indicatif et la valeur de plusieurs paramètres mesurés par le ballon (la cadence des lettres en morse est déterminée par ia valeur de la mesure).
La puissance d'émission est de l'ordre de 0,2 à 0,5 watt. La consommation totale (émetteur et circuits logiques) est de 0,5 à 1,5 watt.
Comme les aérostats évoluent de jour dans des zones où il existe un éclairement solaire quasi permanent, un générateur à photopile a été retenu.
QU'EST-CE QU'UNE PHOTOPILE ?
Une photopile est un dispositif semi-conducteur capable de convertir directement en électricité une partie de l'énergie rayonnée par le soleil. Les plus connues sont fabriquées en silicium monocristallin ; elles ont équipé la plupart des satellites lancés à ce jour, dans tous les pays.
Les cellules solaires au silicium ont une excellente fiabilité et permettent de récupérer 10 % environ de l'énergie solaire reçue. Elle sont cependant fragiles, chères et ne peuvent être aisément réalisables que si leur surface ne dépasse pas environ 4 centimètres carrés.

QUELLE EST L'ACTION INDUSTRIELLE DU CNES DANS CE DOMAINE?

Le CNES s'est très tôt intéressé à ces dispositifs qui étaient indispensables pour l'alimentation électrique de satellites dont la durée de fonctionnement exigée pouvait atteindre plusieurs mois.
Grâce aux contrats d'études techniques, il a fourni à 2 industriels les moyens nécessaires à la mise au point d'une cellule solaire au silicium dont les performances sont compétitives en tout point avec celles des fabrications étrangères.

La SAT a équipé les satellites du programme D-1 et réalisé le générateur d'Intelsat III.
La Radiotechnique s'est vue confier celui du satellite Eole.
Le CNES subventionne la totalité des études faites en France dans le domaine de la conversion directe de l'énergie solaire par effet photovoltaïque.

 

 

 

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