Et si nous faisions la liste des cafouillages...

Compétents ces américains
La bobine

Sympathique...
Le bouquin

Trés potentiel...
Le mât...

Le plus réussi...
Les Canaries

Peut être un avion...
si Castan avait voulu !

Le système d'Eole me parait trés sympathique, j'ai l'intuition qu'il y a beaucoup de choses à trouver ...

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eom08

 

Le début des opérations
Un lancement quasi-normal à Wallops Island avec quelques cafouillages et quelques frayeurs sur le champ de tir.
La routine, somme toute!
Puis, très vite l'assurance que le satellite est stabilisé dans le bon sens et qu'il fonctionne bien. Les lancements de ballons peuvent commencer vers le 21 août 1971 à la cadence d'environ 40 ballons par semaine. En quelques semaines, le système est rodé et les données arrivent au Laboratoire de Météorologie Dynamique pour une première exploitation.
Fausse manœuvre du 11 septembre aux Canaries
Le 11 sept 1971, alors que140 ballons sont en vol, une erreur de télécommande est faite à la station des Canaries exploitée depuis peu par une équipe espagnole. Suite à une confusion dans le code, un ordre de destruction générale des ballons est transmis au satellite. Les opérateurs paniquent et ne corrigent pas leur erreur. Avant de pouvoir faire arrêter ce massacre, 89 ballons obéissent à la télécommande et se détruisent.

C'est une terrible déception pour le CNES et les scientifiques. C'est une nouvelle encore plus amère pour ceux qui depuis 5 ans ont pas à pas assuré la faisabilité du projet satellite, ballons et sites de lancement.
On prend immédiatement des mesures pour éviter de reproduire une telle erreur. Le message de télécommande est préparé par le Centre d'Exploitation Eole (CEE) à Brétigny et envoyé aux stations. Plusieurs contrôles sont faits avant l'envoi au satellite.


Les responsables du projet Eole mutés en Guyane

A juste titre, cet accident déclencha une enquête pour en comprendre les causes et ajouter au retour d'expérience quelques règles pour l'avenir des prochains projets.
Un échec, même partiel est toujours une faute de management.
De la conception du satellite à l'exploitation du système, il aurait fallu traiter les "killers" avec la méfiance que j'ai évoquée et ne pas en banaliser la télécommande.
Une Etude de Risques avait été faite compte tenu de la complexité du projet, ce qui était nouveau en 1970. Elle avait abouti à plusieurs mesures de précaution qui se sont révélées utiles.
L'erreur humaine du 11 septembre avait dû paraître si improbable qu'elle n'avait même pas été envisagée dans ce rapport.

La campagne Ballons
Malgré la défaillance précédente, la campagne ballons se déroule d'une façon exemplaire. Deux causes de perte prématurée des ballons sont bien connues et difficiles à estimer. Les aléas du transport par bateau puis par camion sur les routes d'Argentine sont inquiétants malgré les études et les améliorations faites sur les emballages des ballons. L'autre cause vient des échecs au lancement dus aux bourrasques de vent au décollage ou au givrage pendant l'ascension. Ces risques sont bien maîtrisés par la logistique et les stations puisque sur les 500 ballons fabriqués, 480 atteignent les 12.000 m et participent au programme scientifique.


Deux cent cinquante ballons sont localisés pendant 15 jours, ce qui satisfait de justesse l'objectif fixé en 1967.
Sans l'accident du 11 sept., il y en aurait eu 300. Les nacelles, batteries et capteurs sont d'une fiabilité remarquable.
Entre le 1er décembre et le 15 mars 1972, les ballons vont disparaître au rythme régulier de 2 par jour. Au-delà, les conditions en altitude deviennent meilleures et la cinquantaine de rescapés diminue à raison de 2 par semaine.
L'opération est terminée en décembre 1972.

 

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