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  Campagnes de Norvège (1968 et 1969)
Etude in situ des phénomènes auroraux

 

 

 
Henri LAPLACE

 

 

 
 

Ce qui fait la particularité de ces campagnes de tir de fusées depuis le site d'Andoya en Norvège, c'est qu'on ne sait pas quand on devra lancer, mais qu'on doit toujours être prêt à le faire dans un délai de quelques minutes.


La base de lancement d'Andoya

Dans le cas d'un lancement classique, après avoir effectué, sur le champ de tir, des contrôles de bon fonctionnement de la Charge Utile, on peut l'installer sur levéhicule et dérouler la chronologie qui se terminera par le tir.
D'autres campagnes sont particulières comme celles pour lesquelles la date, l'heure et même la minute (sinon la seconde) du tir sont connues à l'avance et impératives : c'est le cas d'un lancement pour l'étude du soleil pendant une éclipse.
Dans le cas des campagnes de Norvège, le tir est fonction de la survenance d'un événement aléatoire et de durée indéterminée : les phénomènes auroraux.
Les phénomènes auroraux sont dus à la précipitation dans la très haute atmosphère de particules chargées, électrons et protons, qui provoquent de magnifiques émissions lumineuses qui se produisent à des latitudes élevées et dont l'intensité est maximale vers une altitude de 110 km. Pour étudier ces phénomènes et les comprendre il faut donc faire des mesures dans des régions situées en "zone aurorale" lors de l'apparition de ces phénomènes.
Ces phénomènes sont assez aléatoires et durent généralement entre quelques dizaines de secondes et quelques dizaines de minutes.
Les fusées-sondes sont un excellent moyen de traverser une aurore et pour mesurer les particules avant qu'elles atteignent l'atmosphère. Il faut monter jusqu'à environ 400 km d'altitude ce qui explique le choix de fusées Dragon pour ces campagnes.

La base de lancement norvégienne est située dans le nord de l'île d'Andoya, dans l'archipel des Vesteralen, à environ 300 km au delà du cercle polaire et à proximité de la ville d'Andenes (3000 habitants en 1968, port de pêche, aérodrome civil et militaire OTAN). La base (69°3 N – 16° E) est installée sur la côte Ouest, sur une étroite bande de terrain entre la mer et des falaises hautes de 300 mètres.


 

 

Le centre de commandement











Elle comprend deux zones, distantes de quelques centaines de mètres: le centre de commandement et le pas de tir:

 
  - Au centre de commandement, on trouve : un centre de Contrôle du champ de tir, des laboratoires pour la préparation des pointes, une station de télémesure avec salle de visualisation, des équipements scientifiques de pré-détection des phénomènes auroraux (riomètre, magnétomètre), une salle de repos (et d'attente !) et des moyens d'hébergement (chambres, cuisine) pouvant accueillir une douzaine de missionnaires.
- Le pas de tir regroupe un hall d'assemblage permettant la préparation, le montage sur rampe et le contrôle d'une fusée en ambiance climatisée, un blockhaus de tir et une aire de lancement sur laquelle on amène par rail depuis le hall la rampe Sermiat.
L'axe de tir est le 320°, ce qui conduit à des retombées dans l'Océan Glacial Arctique (peu fréquenté !).

La configuration de la base est particulièrement bien adaptée aux campagnes de lancement sur alerte. En effet, ces campagnes peuvent durer plusieurs semaines pendant lesquelles chaque fin d'après-midi on démarre une chronologie de lancement pour être prêt à lancer dès la tombée de la nuit , c'est à dire dès que l'obscurité permettra de voir et de localiser une éventuelle aurore.
Il faut ensuite pouvoir en fin de nuit replier le matériel dans de bonnes conditions. Les aurores sont les manifestations lumineuses des précipitations de particules dans les couches supérieures de l'atmosphère. On les rencontre presque exclusivement dans les hautes latitudes.

   
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