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fu07312
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Figure 12.1 : Singe prêt pour le vol en position de travail

 

Les connecteurs du crâne sont reliés aux prises des amplificateurs.

Des protège-joues limitent les mouvements de la tête. Le tableau du geste conditionné et le distributeur de récompenses sont placés devant l'animal (fig.12.1).

L'appareillage embarqué dans la pointe comprend deux boîtiers rectangulaires contenant 12 amplificateurs biologiques conçus au CERMA mais réalisés par la C.S.E.

Une caméra 16 mm couleurs, fixée au dessus du rack, filme le faciès du singe et son geste conditionné pendant le vol. L'ensemble est remis en marche lorsque la pointe redescend en dessous de 3000 mètres.

Pour le déroulement de l'expérience, l'animal est habillé, muni d'une couche culotte à sa mesure. Il est fixé sur le siège rabattable du rack de fixation. Puis, muni de 2 électrodes placées sous la peau du thorax pour obtenir un rythme cardiaque.
Une sonde est installée sous la peau de l'abdomen pour la température; enfin une ceinture de pneumographie pour transmettre le rythme respiratoire.

Les bruits sont enregistrés par un magnétophone embarqué "Minifon".


Figure 12.2: Macaque nemestrina "Martine"

Les paramètres physiques du vol s'inscrivent sur 3 enregistreurs "A 15". La télémesure FM.- FM transmet les données physiologiques et physiques au sol.

Parmi ceux préparés à Paris, 10 singes sont amenés à Hammaguir. La qualité de leurs tracés et de leurs gestes conditionnés est notée sur un carnet.
Les meilleurs élèves ont été sélectionnés pour le tir.

C'est ainsi que la guenon "Martine", première de sa classe, est choisie pour le tir Vesta du 7 mars 1967. (fig. 12.2)


Figure 12.3: Départ de la fusée Vesta

A H - 1 heure 30, l'animal sur son siège, est introduit dans l'habitacle de la pointe. On effectue alors les réglages des niveaux des différents paramètres physiologiques et un dernier essai de télémesure.


Figure 12.4: L'ogive est assez endommagée

Ci contre, départ de la fusée Vesta4 (fig.12.3) propulsée par un mélange d'essence térébenthine et d'acide nitrique, pendant 58 secondes où l'accélération passe de 2 à 10 g .
Pour ce tir Vesta 4, après la séparation, le corps du propulseur vint heurter la pointe qui fut alors animée de rotations complexes.
Il s'ensuivit, au niveau de l'animal, une composante d'accélération de 0,3 g pendant toute la phase balistique qui dura 6 min 42, avec une culmination à 243 kilomètres.
Pendant le vol, la caméra filme l'attitude du singe, ce qui a été riche d'enseignements.
A la descente, des aérofreins stabilisent la pointe, puis s'ouvre un parachute frein, enfin un parachute de charge.
La pointe est repérée aussitôt son arrivée au sol. Deux aérofreins, seulement, ont fonctionné.

L'ogive est assez endommagée et les parois sont cabossées (fig.12.4). Mais, elle est aussitôt érigée et le container ouvert. L'animal est sorti, en bon état.
Le singe est ramené en hélicoptère, tous les équipements scientifiques ont bien fonctionné. Les enregistrements des paramètres transmis par télémesure sont d'aussi bonne qualité que ceux faits en laboratoire.