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"Les débuts de la recherche spatiale française, au temps des fusées-sondes", préface, pp. 14-15
"Les débuts de la recherche spatiale française, au temps des fusées-sondes", avant-propos de la « troisième partie », p.188.
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Les activités "Fusées-sondes" du CNES

Exposé de Jean-Claude Renou

 

 

Introduction

La présentation porte sur trois thèmes particulièrement représentatifs des activités fusées-sondes entreprises par le CNES :

- Un rôle formateur pour les différents acteurs impliqués dans la recherche spatiale ;
- la singularité d’effectuer des expérimentations à partir de sites de lancement non conventionnels ;
- les premières expériences de coopérations internationales.

Au préalable, il convient de rappeler que, à sa création, le CNES comprend deux Directions stratégiques : la Direction Scientifique et Technique, confiée à Jacques Blamont, organisme moteur du Centre qui est le reflet de la volonté de ses dirigeants de regrouper, dans les mains d’un seul haut responsable, les deux fonctions complémentaires, scientifique et technique, et la Direction des Affaires Internationales, confiée à Michel Bignier, qui témoigne également de l’importance qu’attache la Direction du Centre aux relations extérieures et à la coopération internationale.
Cette équipe de direction va imposer la doctrine établie par les fondateurs du CNES – Le général Aubinière, les professeurs Auger, Blamont et Coulomb -, une doctrine que Jacques Blamont résume en ces termes :

- " [le CNES] ne ferait que ce que les autres ne savaient pas faire ».
- La charte du CNES "serait la rigueur, si absente chez les amateurs qui avaient voulu s’aventurer vers les hautes altitudes" et
- " il s’attacha aussitôt à construire l’extrême professionnalisme qui est devenu sa marque" .

S’agissant des fusées-sondes, celles-ci "seront avant tout employées pour obtenir des résultats scientifiques […] mais aussi comme séminaire de formation pour ingénieurs et chercheurs".


Bernard Golonka

"Dans l’apprentissage des techniques de l’espace, le ballon stratosphérique [a fourni] une première étape, moins exigeante et moins coûteuse que les fusées-sondes. Mais, comme l’a souligné André Lebeau, dans cet apprentissage, les fusées-sondes ont offert l’outil essentiel qui conjuguait l’accès aux altitudes proprement spatiales à un niveau très élevé d’exigence technique " .

Pour la mise en œuvre de ces directives, le choix du responsable chargé des activités fusées-sondes s’est porté sur Bernard Golonka, un ancien du Centre d’essai en Vol (CEV), un spécialiste des radars, ayant une grande expérience dans le domaine des essais, alliée à de remarquables qualités sur le plan des relations humaines.
Il sera un des principaux acteurs de cette époque pionnière pour le CNES.