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Campagne de Terre Adélie 1966-1967

Le point de vue de l’Ingénieur

 

Rédacteur : Pierre SIMON

 

 

1967 une campagne de logistique opérationnelle, «exceptionnelle»... L’Antarctique, c’est loin mais splendide, il y fait froid, disait-on !!
Après 3 ans d’apprentissage au cours des mission de 64, 65, 66, de procédures répétées, d’expérience acquise dans les échanges mutuels entre les gens de technique et ceux de science, les «shelters» étaient prêts, …, et l’équipe motivée.
En effet les cabines-laboratoires étaient câblées, les appareils les moins fragiles bien arrimés dans les baies et les autres emballés dans des caisses solides, étanches, facilement manipulables en prévision du déchargement du bateau, «tout à la main».


Les shelters du CNES

Changement de portage chez les Scientifiques
Les campagnes d’Islande étaient issues d’une initiative scientifique exclusive du Service d’Aéronomie/CNRS, du Pr J.E. Blamont et son équipe, F Mozer de l’Université de Berkeley, Californie, P. Bruston, J.F. Crifo, …, … .
Dès 1965 le Groupe de Recherche Ionosphérique GRI/CNRS, J Hieblot puis J.J. Berthelier a présenté à la Direction Scientifique du CNES, des objectifs scientifiques nouveaux s’appuyant sur des idées décrites par A Lebeau , Directeur des Programmes et du Plan au CNES, à cette époque.

Une nouvelle étape d’expérimentations scientifiques correspondait à des attentes de grand intérêt, réalisées à cette époque pour une meilleure connaissance de la géométrie et de la dynamique de la magnétosphère.
En fait il s’agissait de mesurer les caractéristiques du plasma ionosphérique (sondes de densité et de température électroniques) ainsi que les flux de particules ionisées, (détecteurs de protons et d’électrons) issues de l’espace interplanétaire, et principalement du soleil (pour nous les terriens).
En effet lors d’une perturbation solaire, la couronne de notre astre émet du gaz ionisé qui se propage en expansion, et agit sur notre champ magnétique terrestre ; le dipôle théorique est fortement déformé, sur des centaines de rayons terrestres, dans une direction opposée au soleil, antisolaire.
Certains phénomènes spécifiques aux zones polaires, au voisinage du pôle magnétique étaient inexpliqués, et tout particulièrement une activité magnétique locale, qui atteint des valeurs maximales autour du midi magnétique/géographique. On supposait que ces phénomènes pouvaient être déclenchés par des courants électroniques issus des couches basses de la ionosphère, couche E et E sporadique, lors de fortes activités électro-magnétiques
Dans cette zone antarctique, au dessus du pôle magnétique, les particules ionisées d’origine extra-terrestre ne sont pas bloquées par les barrières magnétiques et peuvent pénétrer jusqu’au sol à travers l’atmosphère.
Mais ce fameux simple dipôle magnétique terrestre est théorique, il est déformé par la pression du vent solaire, et les faibles variations sont extrêmement complexes à investiguer par le calcul, et pourtant si intéressantes pour ses effets.