par Gérard Périnelle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le satellite A1

Ce satellite était une capsule technologique essentiellement destinée à vérifier les performances du lanceur et équipée des moyens nécessaires à sa localisation :

 répondeur radar et une chaîne de télémesures (252 MHz).

 

 

 

Fabriquée par Matra.la capsule A1 a été construite en douze exemplaires:

- Un prototype,

- Trois maquettes fonctionnelles.

-  Six modèles de contrôle qui furent lancés par un même nombre de Rubis.

- Deux modèles de vol (Diamant N° 1 et 2)

 

 

 

 

D’une masse d’environ 40 kg, d’une hauteur de 536 mm, de diamètre de 550 mm, A1 était composé extérieurement de 2 capotages tronconiques en AU4G et d’une ceinture thermique supportant les 4 antennes de télémesures (repliées sous la coiffe pendant la phase propulsée), 2 guides d’onde Radar, d’un plateau en "nid d’abeille ("Rigidamp") et d’une embase coulée en magnésium ZT1, support d’équipements de télémesures, pyrotechniques, Répondeur RADAR et diverses batteries d’alimentation électrique.

 

 

 

 

 

 

 

La séparation avec le 3e étage était assurée par un dispositif pyrotechnique étanche, logé à l’intérieur du tube central de l’embase où un canon permettait le guidage de la capsule, propulsée par la force produite à l’allumage des étoupilles à une vitesse > 2 m/s.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les principaux paramètres transmis par télémesures étaient :

 

- Les accélérations transversales et longitudinales,

- Les vitesses angulaires,

- L’éjection de la coiffe et

- L’ouverture des antennes,

- La vitesse de rotation de la capsule,

- La pression de combustion du 3e étage et

- La température de l’enveloppe.

- La vitesse de séparation du satellite et du 3e étage

 

 

 

 

Les raies de peinture noire contribuaient à l’équilibre thermique de A1 pendant la phase orbitale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme nous le savons, A1 resta pratiquement muet, les analyses et essais effectués pour essayer d’en déterminer les causes conclurent à une anomalie du largage de la demi-coiffe légère (ne supportant pas les organes de séparation) qui endommagea les antennes de télémesures.

Seul le répondeur radar "Motorola" qui avait une puissance de réponse "crête" importante (900 watts) sur interrogation du radar "Aquitaine" permit de confirmer la satellisation le 26 novembre 1965.

 

 

 

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Le satellite A1 (baptisé Astérix)