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  Le 2e REI à Béchar et Hammaguir
  et Fifine
 
 
Philippe Pancrazi
 
 
 

Le 2e REI
Les Légionnaires faisaient partie du paysage, et même du folklore avec leurs tenues impeccablement repassées, leur auréole de guerriers et leur fête annuelle en souvenir de Camerone.
La mission du 2e REI était d'escorter les convois, de protéger les installations spatiales d'Hammaguir et Béchar et de faire respecter les consignes imposées par le CIEES.
Ils avaient des quartiers indépendants à Béchar en ville et à Hammaguir sur la Base-Vie.
Une des “particularités” de ces quartiers était d’héberger un BMC dont le numéro de téléphone figurait dans l’annuaire du régiment. Le Bordel Militaire de Campagne, ou Contrôlé par leur toubib, appartenait à leurs traditions et était situé dans l'enceinte militaire de la Légion. Ce BMC était en principe réservé aux Légionnaires... et à leurs invités...
Les Légionnaires font partie des oubliés de Béchar et Hammaguir, un peu comme les civils du CIEES; or durant la période qui nous intéresse ils ont laissé des gars au tapis.
Je me souviens qu'un Légionnaire était resté près de son camion en panne, pas très loin de la Base-Vie, avait bu l'eau du radiateur, et avait été retrouvé trop tard. Un autre avait été mordu par un naja, cousin saharien du cobra, vers le point Igor 9, je crois, et n'avait pu regagner à temps l'infirmerie.
Les Légionnaires sont aussi en Guyane depuis longtemps et en particulier à Kourou..

 

Et Chez Fifine…
A Béchar se trouvait aussi un autre "lieu réservé" fermé par un grand portail en grilles métalliques que la Légion et l’Armée Algérienne gardaient à tour de rôle.
Cet endroit était une occasion de détente pour les célibataires locaux, civils et militaires, et on y croisait parfois des techniciens “missionnaires” venus se distraire des astreintes d’Hammaguir pour y découvrir la couleur locale aussi bien que métropolitaine.
Une fois le grand portail franchi sous l’œil bienveillant du militaire de service, on entrait dans une grande cour rectangulaire qui comportait latéralement de multiples portes devant lesquelles se trouvaient parfois des dames prêtes à accueillir le visiteur.
Tout au fond à droite, une entrée différente des autres donnait dans une salle-bar où l’ambiance était joyeuse, et ce lieu s’appelait “Chez Fifine”.
Beaucoup de visiteurs étaient attablés et prenaient une boisson en regardant des “pensionnaires”, locales et européennes aguichantes, circuler autour des tables et même s’asseoir pour discuter... évidemment certains se décidaient à aller plus loin.
Etait-ce Fifine qui tenait le bar, je ne l’ai jamais su, mais la porte à l’arrière du bar donnait sur un patio carré joliment décoré d’une fontaine centrale, et les chambres des hôtesses se trouvaient sur les côtés.

J’ai gardé le souvenir d’une sortie avec l’équipe calcul et d’un jeu, des gamins que nous étions alors, qui consistait à tirer au sort l’un d’entre nous qui “monterait”…, tandis que les autres se cotisaient, mais en contre partie choisissaient la “gagnante”.
Bien entendu nous avons choisi la plus moche, mais M. y est allé sans rechigner et est revenu un quart d’heure après, manifestement satisfait de la prestation de la dame.
« Michel, si tu t’en souviens… ? »

 

   
 
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