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lafc507
 
 
 
  Les stations de Repérage
   
Deux groupes de stations sont en liaison avec le satellite “A1”:
- les stations de repérage
- et les stations de réception de Télémesures et d'émission de télécommande.
Ces stations ont été mises en place par le Centre National d'Etudes Spatiales (C.N.E.S.) pour le satellite “D1”.

  I- Les stations de repérage,
   
Le Centre National d'Etudes Spatiales (C.N.E.S.) a mis en place le réseau “Diane” composé de 2 Stations: Hammaguir et Prétoria:
- Leur mission est de suivre la trajectoire du satellite et d'en déterminer l'orbite à partir de données initiales.
- Fonctionnement: les stations utilisent le principe de l'interférométrie: dans la bande de fréquence de 136 mégahertz, à partir d'une émission continue du satellite, on mesure la différence de phase entre les ondes qui arrivent sur les antennes disposées au sol d'une façon particulière. Cette différence de phase permet de connaître la direction du satellite. Ensuite, à l'aide d'un calculateur, on détermine les éléments de l'orbite.

II - Les stations de réception de Télémesures et d'émission de télécommandes.
 
Le C.N.E.S. a installé un réseau “Iris” composé des 4 stations suivantes qui seront opérationnelles avant le 30 Novembre 1965:
Hammaguir, Prétoria, Ouagadougou, Beyrouth.
Plus tard, celle de Brazzaville sera terminée.
 
Le satellite “A1” a été suivi
- au départ par les stations d’Hammaguir, de Beyrouth et par l'escorteur d'Escadre “Gueprate” dans le golfe de Gabès,
- pendant la deuxième rotation par les stations d’Hammaguir et de Beyrouth, pendant la troisième rotation par les stations d’Hammaguir, Beyrouth et Pretoria.
 
Leur mission est :
- d’une part de recevoir l'émission du satellite (la même onde que celle captée par les autres stations) pour en extraire l’information, c'est à dire les mesures que fait le satellite sur son orbite,
- et, d'autre part, à partir du sol, de donner des ordres au satellite en envoyant une onde dans une gamme de fréquence différente. Exemples d' ordres : pour le satellite “D1”: mettre en route son oscillateur stable, charger les batteries ou encore faire une correction d’orbite.

Contribution du laboratoire de Vernon au programme “Diamant”
 
La lancement du satellite A1 par la fusée "Diamant", effectué sous le contrôle de la Délégation Ministérielle pour l'Armement, a nécessité le concours de spécialistes variés pour résoudre des problèmes aussi différents que ceux des moteurs de fusées, du pilotage et du guidage des engins, de la fabrication du lanceur et du satellite, des systèmes de radio communication, de la construction du complexe de lancement, etc ...
Ces différentes parties ont du être étudiées et réalisées simultanément, et toutes requerraient des progrès techniques et scientifiques considérables pour atteindre les buts poursuivis aussi bien en ce qui concerne les performances, que la viabilité des éléments et la qualité des fabrications.
Pour placer un satellite, il faut en premier lieu disposer ... d’un... moteur puissant pour le premier étage de la fusée.
Le Laboratoire de Recherches Balistiques et Aérodynamiques (L.R.B.A.) à Vernon, fut chargé de l'étude et de la mise au point de ce moteur, qui développe une poussée de 28 tonnes.
Le L.R.B.A. a également été chargé d'assurer le pilotage du premier étage.
Pendant que les laboratoires étudiaient les moteurs et les équipements de pilotage, le centre de calcul et de simulation traitait les problèmes théoriques relatifs à la trajectoire et à la stabilité du lanceur, et ses bancs statiques (qui sont les plus puissants d'Europe Occidentale) étaient utilisés pour les essais au sol de l'engin.
Ces travaux, qui ont absorbé une grande partie de l'activité du L.R.B.A. pendant deux ans, viennent donc de trouver leur consécration. Les ingénieurs, techniciens et ouvriers du L.R.B.A. ont vu leurs efforts récompensés et se sentent plus confiants dans l'heureux aboutissement des travaux du même ordre qu'ils mènent actuellement pour le lance-satellite européen (Europa I) et des études qu'ils entreprennent pour développer l'utilisation des satellites au profit de notre pays.
 

Commentaire du webmestre

Revenons à la chronologie:
15h 47 pour être simple disons 16h (heure de Paris): Lancement
16h 16 (16 minutes plus tard) le CNES Brétigny annonçait la mise en orbite aux autorités militaires
(mais aussi constatait la panne de A1)
17h 50 (après une orbite) Toutes les stations et et les responsables à Hammaguir avaient pu constater et confirmer le non fonctionnement de A1.
Or, ce document a été remis aux journalistes dans la soirée du 26 novembre 1965 au Ministère des Armées, bd. Saint-Germain à Paris donc plusieurs heures après le diagnostic de panne du satellite A1.
La soirée était historique, la France devenait la 3e puissance spatiale... ce document était destiné à la presse et surprise il annonçait le bon fonctionnement du satellite au moins pendant les 3 premières orbites !
Peut on raisonnablement admettre la faute d’un ou d’une secrétaire (ou une relecture rapide des responsables) ? L’information étaient primordiale... pouvait on oublier de signaler cette erreur par écrit ou n’avait on pas eu le temps de la corriger ?

Dans ces conditions comment s’étonner que l’ORTF puisse continuer, au cours de ses bulletins d’information de la soirée du 26 et de la matinée du 27 novembre, à faire entendre des bip-bip pré-enregistrés du satellite A1!

Vous rappelez vous que la France devint la 3e puissance spatiale avec un satellite en panne ?.....

 
 
 
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