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  LE DÉVELOPPEMENT DE DIAMANT B ENTRE DANS SA PHASE TERMINALE
 
 
L. ROCCA - CS/LA 1969


 
 

Le programme Diamant B a été décidé en juillet 1967 pour assurer les lancements des satellites légers du CNES.

 
  La plupart des difficultés rencontrées dans la mise au point de ce lanceur ont été surmontées et l'échéance du premier lancement se situe maintenant au premier trimestre 1970.
L'objectif fixé était de réaliser un lanceur aux performances comparables à celles du Scout américain (120 à 160 kg sur orbite circulaire de 500 km d'altitude). Le désir d'obtenir de telles performances en utilisant, pour des raisons financières, des techniques éprouvées, a conduit à une conception générale issue de Diamant A et de Coralie.
Diamant B a un plan de vol simple : les 2 premiers étages brûlent successivement avant une première phase balistique et créent la vitesse ascensionnelle nécessaire pour que le lanceur atteigne l'altitude désirée. Ces 2 étages sont pilotés autour de leurs 3 axes, ce qui assure la précision pour l'altitude du point d'injection. Un système de basculement assure, après combustion du 2e étage, l'orientation correcte à donner au composite supérieur pour obtenir l'orbite désirée. Le 3e étage est alors stabilisé par rotation (180 tours/mn), avant séparation 2e - 3e étages, puis allumé à l'altitude voulue pour fournir l'augmentation de vitesse tangentielle nécessaire pour la satellisation.
Diamant B au Bil

Programme général de développement

L'essentiel des travaux d'études et de développement du lanceur ont concerné les 1e et 3e étages.
 
Le premier étage L 17 comprend un générateur de gaz qui met sous pression (23,6 bars) des réservoirs de peroxyde d'azote (N2 04) et de diméthylhydrazine dissymétrique (UDMH) ; ces ergols sont ainsi chassés à travers des injecteurs dans une chambre de combustion où ils brûlent pour provoquer une poussée en s'échappant par la tuyère.
Le plan de développement devait :
 
- définir les éléments du générateur pour assurer la bonne tenue des matériels et leur adaptation aux réservoirs principaux;
- mettre au point le nouveau moteur dessiné autour d'une chambre de combustion de 35 tonnes de poussée dans le vide;
- vérifier le comportement des nouveaux réservoirs;
- régler l'ensemble propulsif une fois la mise au point du générateur, du moteur et des réservoirs terminée;
- définir les matériels au sol de mise en œuvre et de contrôle.
 
Pour le 3' étage, il s'agissait:
 
- d'adapter le propulseur (diamètre : 800) utilisé pour l'ELDO-PAS aux besoins de Diamant B ;
- d'orienter et compléter le programme de mise au point de ce propulseur, effectué au titre ELDO ;
- de développer un plateau d'équipements assurant la mise en œuvre en vol et le contrôle de l'étage;
- de développer une nouvelle coiffe en stratifié (diamètre : 850) ;
- de définir les équipements au sol de contrôle et de mise en œuvre.
Avant de lancer le satellite D-2A, sa première mission opérationnelle, Diamant B doit être essayé 2 fois seulement dans son ensemble. A l'occasion de ces deux premières missions technologiques, il est prévu d'assurer en plus une mise sur orbite de 2 satellites relativement peu coûteux.
La première mission a reçu le nom de DIAL; il s'agit d'une charge utile faite en Allemagne, composée de deux parties distinctes :
 
- une charge utile (Mika) d'étude du comportement du lanceur, réalisée pour le CNES par la firme allemande Junkers (JFW) ;
- une charge utile scientifique satellisable (Wika), réalisée sous le contrôle du Ministère fédéral allemand pour la recherche scientifique dans le cadre d'une organisation d'ensemble franco-allemande avec un protocole d'accord particulier.
Quatre séries d'expériences y seront réalisées: étude du rayonnement Lyman alpha, de la densité électronique, du champ magnétique terrestre dans la zone équatoriale et de la répartition énergétique des particules (électrons, protons, etc.).
   
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