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Le matériel MICnes

Le codeur (à bord)

Le format de base comportait une ligne de 32 octets (dont 28 exploitables par l'utilisateur, soit dit autant de voies disponibles en entrée), d'autres formats, à 2,4 ou 8 lignes étaient disponibles selon la demande. Le mot de synchronisation occupait les deux premiers octets et, s'il y avait plusieurs lignes, un mot d'identification – ID – placé en milieu de format servait à reconnaître le numéro de la ligne, grâce aux trois bits de bas poids du mot ID.

Les cadences de bits s'étalaient sur huit octaves, à partir de 128 bits/sec.

La conception matérielle (avec le concours compétent et efficace de la division MT/SA) retenue pour la réalisation était celle du scrutateur câblé avec mise en mémoire PROM du format défini suivant les besoins de l'expérimentateur; le codeur était donc totalement adaptatif. La mémoire comportait autant de mots que d'octets dans le format (de 32 à 256).

La précision nominale (entrée analogique) était sur 8 bits mais qui pouvait être étendue jusqu'à 12 bits. La cadence d'échantillonnage maximum était de huit prélèvements par ligne. Toutes les entrées numériques étaient associées à une logique de synchronisation. Il était possible de travailler sur des voies "double précision" (16 bits).

Au codeur de base pouvaient se raccorder plusieurs modules d'extension (5); chacun d'eux offrait une capacité utilisable de 28 voies analogiques (codage sur 8 bits) et 8 voies numériques – simple précision.

La décommutation et l'exploitation (au sol)

On devait pouvoir décommuter des paramètres ayant une position et une longueur quelconque dans le format. Toutefois, comme pour le codeur, on n'admettait que:

- des paramètres commutés "normal" (une fois/ligne),
- des paramètres surcommutés (deux, quatre ou huit fois/ligne),
- des paramètres sous-commutés (toutes les deux, quatre ou huit lignes).

La désignation d'un paramètre comprenait:

- la raison lignes et le numéro de première ligne, si le paramètre était sous-commuté,
- la raison mots, si le paramètre était surcommuté,
- le numéro de l'octet de début du paramètre dans la ligne,
- le numéro du premier bit dans l'octet,
- la longueur en bits (de 1 à 16).

D'autre part on pouvait associer, à chaque paramètre, une fonction de transfert permettant d'obtenir la valeur physique du paramètre; les fonctions de transfert étaient du type polynomiales limité au troisième degré. Le travail de la décommutation avait un préalable: celui de décrire tous les paramètres du format MIC ainsi que chaque fonction de transfert. La description était alors enregistrée sur une cassette.

Au niveau de l'exploitation, nous avions plusieurs organes de visualisation au choix.

- affichage en temps réel sur des voyants (leds),
- tracé de courbes sur un enregistreur graphique, grâce à des sorties analogiques,
- visualisation sur console d'une valeur physique (après application d'une fonction de transfert),
- édition sur une imprimante des valeurs traitées avec l'affichage des unités.

Fonctionnellement, le matériel répondait bien à nos besoins, mais allait mal supporter les transports répétés vers les sites de nos campagnes.
Vers la fin des années quatre vingt nous avions dû reprendre et concevoir un nouveau matériel plus robuste et encore plus souple dans son utilisation. Le disque dur avait, avantageusement, remplacé les cassettes, ce qui permettait d'apporter rapidement des corrections lors de la description des paramètres; l'ensemble de l'étude et la réalisation firent l'objet d'un travail en interne à la division ballons.