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Le relaxateur

Un barreau métallique sur lequel étaient collées des jauges de contraintes, montées en pont, constituait le dynamomètre (capteur). Un circuit adaptateur et amplificateur traduisait les variations d'effort longitudinal en un signal électrique filtré à 10 Hz qui, en cas de rupture ou de court circuit d'un des composants constituant la chaîne de mesures (du capteur jusqu'à la sortie du filtre passe-bas) pouvait se retrouver en saturation (positive ou négative).

Ce signal était ensuite exploité à trois fins:

- dirigé vers une entrée analogique du codeur MICnes, il devait nous permettre de contrôler en permanence la stabilité des efforts dans la chaîne de vol.
- relié à un circuit électronique à double comparateur et détecteur (seuil haut et seuil bas), il devait, s'il était en saturation, sécuriser le système en l'inhibant.
- connecté à une double chaîne (redondance chaude), il autorisait le déclenchement de la séquence du parachutage en cas de relaxation.
Toutefois, l'action de séparation n'était validée (condition ET) que pour une diminution de l'effort au moins égale à la moitié du poids de la charge utile (le seuil de relaxation) et si les circuits comparateurs contrôlant la chaîne de mesures confirmaient le bon état de celle-ci.

D'autre part, le système était inhibé pendant toute la chrono et les premiers kilomètres d'ascension. Sitôt la stabilité des mesures observée, nous levions, par un ordre de TC, l'inhibition.

synoptique
Synoptique du relaxateur

 

 

 

 

 

 

 

 


specifs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dynamometre


Si le capteur acceptait des efforts longitudinaux jusqu'à des surcharges de 7.500 Kg, les contraintes en torsion lui auraient été fatales.
Tout en conservant son degré de liberté longitudinale, le capteur était monté entre deux chapes rigides; sa protection contre des mouvements de torsion était assurée par deux biellettes avec galet à une extrémité qui "encaissaient" ces torsions et la sécurité, dans le cas d'une rupture du dynamomètre lui-même, était garantie par deux barreaux situés de part et d'autre du capteur et qui, mécaniquement, le shuntaient.
Ce dispositif de montage était intégré dans les chaînes de vols "lourdes charges", chaînes qui, par ailleurs, utilisaient des câbles en acier en lieu et place de sangles.