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Le système de navigation Omega

 

Ce fut le premier système de navigation à couverture mondiale mis en place par les militaires américains (Navy) pour localiser leurs bombardiers et leurs sous-marins nucléaires en plongée; disponible et sans limitation, il fut de suite exploité par la société civile.
Le système fut opérationnel dans l'hémisphère Nord dès 1970 mais la couverture mondiale ne fut atteinte qu'en 1982 lors de la mise en route d'une huitième et dernière station (Australie).
Le coût annuel pour entretenir le réseau était chiffré à cinq (5) millions de dollars, coût que l'on peut comparer à celui de huit cents (800) millions de dollars nécessaire pour la maintenance du système GPS.
Le fonctionnement du système Omega fut arrêté le 30 septembre 1997 dès que la "relève" GPS fut déclarée opérationnelle.
Par sa simplicité d'exploitation, le système s'était montré indispensable, à partir de 1972, pour réaliser des mesures de vitesse lors de sondages Météo et à partir de 1978 nous l'utilisâmes pour localiser les ballons stratosphériques sur les trajets transméditerranéens.
Le principe était basé sur une mesure de phase d'une porteuse pure (bande VLF à 10.2 KHz) émise séquentiellement par deux stations parfaitement synchronisées. Le lieu des points pour lesquels ce déphasage était constant et correspondait à une position possible du mobile, était une hyperbole dont les stations étaient les foyers. La connaissance de la position exacte du mobile était obtenue par une seconde mesure analogue, relative à un deuxième groupe de stations (intersection de deux branches d'hyperboles) présentant, si possible, une configuration angulaire significative.
S'il fallait lever l'ambiguïté, l'aide venait de la connaissance du point de départ du mobile et de son suivi à partir duquel, et en extrapolant sa vitesse, on pouvait confirmer le point.
L'implantation de huit stations suffisait à obtenir un quadrillage mondial (puissance émise 10 KW) et l'on pouvait espérer recevoir 5 ou 6 stations avec des niveaux acceptables à peu près partout. Toutes les stations étaient synchronisées entre elles et leur synchronisme était régulièrement contrôlé grâce à des horloges au césium transportées sur site.

Carte Omega


A en Norvège
B à Paynesvilles, au Libéria
C à Kanehoe, à HawaÏ
D à LaMoure, dans le Dakota du Nord
E à Saint-Paul, à la Réunion
F à Trelew, en Argentine Argentine
G à Woodside, en Australie
H à Shushi-Wan, au Japon

D'autres fréquences étaient aussi émises de manière séquentielle par chacune des stations, le tout selon un format bien établi.

Format Omega

 

 

Les durées de transmission étaient exprimées en seconde

La propagation des fréquences VLF s'effectuait dans le guide d'onde constitué par la terre et la couche D de l'ionosphère (50 à 70 Km).