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cnaa02
 

 

Cette "qualité spatiale" ne pouvait être obtenue que si le C.N.E.S. savait limiter ses ambitions et s'il pouvait faire des plans à long terme. C'est ainsi que, très vite, le C.N.E.S. a défini l'orientation de son programme de recherche:
• L'astronomie dans les domaines spectraux ultra-violet, infra-rouge et décamétrique;
• L'étude de l'environnement terrestre et des relations Soleil-Terre;
• Le développement des systèmes météorologiques fondés sur l'utilisation de ballons à niveau constant localisés par satellite;
• A plus long terme, les télécommunications spatiales.


Le C.N.E.S. s'attaqua à la mise au point des moyens de recherches nécessaires à l'exploration du milieu spatial jusqu'à 2.000 kilomètres d'altitude.

C'est ainsi qu'aujourd'hui, à Aire-sur-l'Adour, sont fabriqués des ballons tétraédriques de polyéthylène de 5.000 à 100.000 m3, qui peuvent emporter des charges allant jusqu'à 200 kilos à une altitude de 35-40 kilomètres et sont utilisés pour l'étude des particules cosmiques et des conditions météorologiques.




Centre de lancement d'Aire sur Adour (1965)







Toute une gamme de fusées-sondes ont été mises au point, soit à propulsion liquide - "Véronique", "Vesta" - soit à propergol solide - "Bélier", "Centaure", "Dragon", "Eridan", "Rubis", "Tacite", qui atteignent des altitudes allant de 80 kilomètres à 2.400 kilomètres. Ces fusées-sondes permettent de prospecter une grande partie des couches atmosphériques, d'en déterminer la température, la densité d'électrons et d'étudier les particules piégées par le champ magnétique terrestre; elles permettent aussi la prise de spectres des diverses radiations électromagnétiques et des expériences de biologie concernant en particulier, l'influence que peuvent avoir certaines radiations sur les réactions chimiques dont les cellules des tissus sont le siège.
Et, bientôt, tous les renseignements recueillis pendant ce très petit nombre d'années seront grossis de la masse d'informations transmises par les premiers satellites français qui doivent être lancés à la fin de l'année 1965 ou au début de l'année 1966.

Le satellite D-l sera lancé par une fusée française "Diamant" et sera un satellite technologique, banc d'essai de l'industrie française, chargé de vérifier le bon fonctionnement de son lanceur et de tous les équipements embarqués, fabriqués par l'industrie nationale.

 



Le satellite FR-l sera plus ambitieux. Pesant 60 kilos au lieu de 17 comme D-l, il sera placé sur une orbite quasi-circulaire et quasi-polaire de 800 km. Il étudiera la propagation des ondes à très basse fréquence dans l'ionosphère. Ce satellite, contrairement à D-1, sera lancé par une fusée américaine "Scout" de la base américaine de Vandenberg.
Dans le cadre de son programme à long terme, le C.N.E.S. a conçu des expériences qui seront placées à bord des satellites suivants.





Le satellite D-2, qui sera lui aussi lancé par une fusée "Diamant", non plus d'Hammaguir, mais du nouveau champ de tir que la France possédera alors en Guyane française, mesurera la distribution de l'hydrogène atomique autour de la Terre.

 

 


Quant au satellite D-3, il se propose d'étudier les mouvements des masses d'air dans l'hémisphère Sud, afin de mettre ultérieurement au point, avec l'aide d'autres pays, un système de prévisions météorologiques à long terme.
Le projet "Eole" fait appel à deux techniques bien différentes et ne sera réalisable que parce que le C.N.E.S. a diversifié très vite ses moyens d'exploration de l'espace.
Il comprend à la fois des lâchers de ballons - 500 lors de la première expérience.- et le lancement du satellite D-3. Ces ballons de faible volume dériveront à un plafond constant et seront interrogés par le satellite, ce qui permettra à la fois leur identification et la détermination de leur position, ainsi que la mise en mémoire des données météorologiques qu'ils recueilleront.

Expérience complexe, qui pourrait déboucher sur un système international de prévisions météorologiques à beaucoup plus long terme que ceux imaginés jusqu'ici, car l'expérience s'attache à déterminer les causes profondes des perturbations atmosphériques et non plus, comme c'est encore le cas aujourd'hui, même avec les satellites météorologiques américains, à leurs manifestations extérieures.

 

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