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cnaf04
 
 
 
    Un investissement mal calculé
 
 

Durant toute la période correspondant au Ve Plan, on réalisera en France, l'un dans l'autre, un satellite par an sans pouvoir faire mieux que de préparer quatre engins pour les cinq années qui suivront, mais tout en disposant d'un champ de tir dont les autres puissances envieront le site... et d'où on tirera seulement quelques fusées par an. Pour arriver à ce résultat on n'en dépensera pas moins quelque 2 000 millions de francs. Un investissement à un taux détestable.
Certes, la recherche spatiale n'est pas indispensable, mais si l'on veut s'y lancer il faut accepter qu'à certains moments il y ait des seuils au-dessous desquels il est dangereux de descendre et s'écarter d'une trop stricte orthodoxie financière.
Avec sa politique spatiale, la France se trouve mutatis mutandis dans la situation d'un automobiliste qui, après s'être offert une belle voiture, se refuse à payer l'essence pour la faire rouler.
Peut-être vaudrait-il mieux, si l'argent est vraiment si rare, faire de l'auto-stop en offrant de participer au prix du voyage ...
Peut-on au moins croire que cette politique actuelle est conservatoire? Le mouvement d'intérêt dans les milieux scientifiques et dans l'industrie fut lent à démarrer et il s'en faut qu'il ait déjà pris toute l'ampleur souhaitable. Un fléchissement risque seulement de ranimer la méfiance du scientifique et du chef d'entreprise. Demain, après une période de stagnation, il sera encore plus difficile de les convaincre qu'hier, et, à supposer que l'on veuille repartir de l'avant, ce sera en traînant la jambe.


(1) Voir le Monde du 29 avril 1965: Les tirs civils de fusées auront lieu en Guyane

   
 
 
   
 
Le C.N.E.S. a présenté aux commissions du Plan trois projets correspondant à trois programmes de développement différents.
Les investissements à consentir dans chaque cas sont représentés sur le graphique par les courbes A, B et C. Il n'est pas tenu compte des investissements nécessités par la construction du centre de Guyane et par la participation aux programmes européens.
Il a aussi proposé un plan de financement des travaux du centre de Guyane (courbe D). Mais le gouvernement a seulement accepté de verser au C.N.E.S. dans le cadre du Ve Plan des crédits représentés par la courbe E (toujours compte non tenu de la Guyane et des investissements européens). Il a également fixé un plan de financement de la base de Guyane représenté par la courbe F. On voit que la somme des courbes E et F (courbe G) traduit une augmentation régulière mais faible des Investissements et que cette courbe G se situe dans le prolongement normal de la courbe H représentant l'évolution des investissements réels du C.N.E.S.
Mais il demeure que si on ne tient pas compte de l'investissement obligatoire que constitue la Guyane, la courbe des Investissements que le C.N.E.S pourra effectuer dans les cinq années à venir (courbe E) marque une tendance à la stagnation.
 
 
 
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