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d1b303
 
 
 
 
 

13-COTAR, COTAL, Aquitaine, FH Horloge
Diamant N°4, sans l’Aquitaine.

12-Diamant N°4 lance Diadème D

Sauf erreur de ma part, le dernier lancement Diamant du 15 février 1967, D1D, a été suivi uniquement par le système COTAR, l’Aquitaine étant en cours de démontage, mais la poursuite par ce système se dégradait avec l’éloignement vers l’est car la base de mesures Béchar/Hammaguir était plus favorable pour des tirs vers le sud-est.
On peut encore voir aujourd’hui la position des deux bases d’antennes avec Google Earth. Je n’ai pas gardé de souvenir particulier de ce lancement, mais le Lissage 2 à partir des infos AME/DME en phase d’injection a dû être pas mal bruité.

Les relations avec les militaires du CIEES.
L’organisation de l’époque des différents services du Ministère des Armées montrait un flou au niveau de la DMA. En effet, dans les documents officiels la DRME était souvent oubliée; pourtant cette entité dépendait directement de la DMA avec le Professeur Dubois comme Directeur, un civil…


14-Mise à disposition

Une fois la modernisation du champ de tir réalisée, les personnels civils et les moyens opérationnels furent mis à la disposition du CIEES et leur emploi encadré par des militaires.
Un commandant «Artilleur» devint notre gestionnaire et un lieutenant de l’Air assura l’interface avec l’équipe calcul. C’est dans ce contexte que j’entendis un jour le Cdt Ad. confier à un de ses adjoints : «un client me demande un radar, je mets un radar à sa disposition, il me demande un calculateur, je mets le KH à sa disposition…», un véritable travail… de magasinier… !
Je me suis retrouvé un jour dans son bureau avec le Lieutenant Re., au sujet d’un transport pénible vers HMG lié à un petit ennui de santé, une angine au Sahara… avec plus de 40° de fièvre…, et Re. a tenté de me défendre, mais il a été contraint de se taire puis obligé de saluer, et d’effectuer le demi-tour réglementaire avant de sortir.
Ensuite j’ai eu droit à une semonce en privé…, qui ne m’a pas inquiété outre mesure car compte tenu des conditions de travail j’ai démissionné à deux reprises et chaque fois l’Administration m’a retenu en faisant un «petit effort». !
Il ne fait cependant aucun doute que certains auraient préféré me voir ailleurs, et ma «carrière» a été émaillée de conflits divers liés à mon caractère méditerranéen trop marqué…
Chez nous, il est vrai, «on se fâche…», mais j’ai fait mon travail, même quand on ne me le demandait pas. !

Le retour en France, mai 1967.
Une partie de l’équipe KH est affectée au CERES de Toulon ainsi que des personnels du radar Aquitaine qui sera implanté sur le site de la Colle Noire près du Fort de la Gavaresse au Pradet.
Un ciné-télescope Igor est aussi du voyage et sera installé sur l’Ile du Levant comme le KH.
J’avais été informé que mon affectation durerait 6 mois, le temps de réinstaller le KH et d’adapter les programmes pour les marins du CERES…, j’y resterai jusqu’en 1978 après avoir été nommé en 1969 Chef du Service Informatique Temps Réel et Visualisation. !
J’apprendrai «à l’occasion» que le CEM à «fortement prié» la SODETEG de ne pas donner suite à ma candidature pour Kourou alors que d’autres collègues furent embauchés par cette société pour cette destination.
Une fois installé au Levant, le KH est très critiqué par les marins, «le bit ça tombe en panne…» est un leitmotiv, d’ailleurs Plage de l’Ane ( elle existe... !) une baraque a été baptisée «Au bit libre…», et ils sont plus habitués à des matériels analogiques comme un plot surface à base de projection par tube cathodique et un parallaxeur ciné analogique, mais très rapidement le KH et l’Aquitaine montrent leur supériorité et les tables traçantes remplacent sans trop de regrets le désuet plot surface.
Il faut quand même préciser que les marins ont exigé de pouvoir repasser facilement au système analogique, ce qui donnera l’occasion à la DCAN de Toulon de construire un monstre appelé «Armoire de Commutation des Moyens» qui permettait de basculer du mode KH à l’ancien système. Cette usine à gaz, coûteuse, ne servira pas et sera démontée par la suite.
Jusqu’en 1974, le KH sera poussé au maximum de ses possibilités, et sera remplacé par un bi-processeur à base de T2000 au point central relié à plusieurs T2000 en satellites situés dans les différents points de mesures du CEM.
Le KH, était issu d’une filière militaire marine dont les frères «de type boites noires» se trouvaient embarqués sur les Frégates Lance Engins et sur le Bâtiment d’Essais "Ile d’Oléron".
Il sera transféré en 1974 au Centre d’Instruction Naval de St Mandrier pour y finir sa vie.


15-La place des chameaux à Colomb Béchar

Epilogue.
D’août 1963 à Mai 1967 j’ai participé ou assisté à une bonne cinquantaine de lancements importants en plus des quatre Diamant, ainsi qu’à de nombreux autres essais depuis les postes que j’ai occupés, et ceux qui m’ont le plus marqué furent les vécus depuis le pupitre du KH.
Ce matériel a montré une fiabilité remarquable et de ce fait il fut parfois oublié alors qu’il était essentiel au fonctionnement du Champ de Tir en temps réel, et que ses très rares pannes ont systématiquement entraîné des «Arrêt Chronologie», Rouge KH.

 
 
 
   
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