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d1g05
 
 
 
 

La réussite du lancement et le communiqué de presse
Un communiqué à la presse n'a été diffusé qu'à 18h15, alors que le décollage avait eu lieu à 15h47. Il était le suivant : « Le 26 novembre 1965, à 15h47 (Heure de Paris), la fusée « Diamant» a été lancée de la base saharienne d’Hammaguir et le satellite « A1 » a été placé sur orbite, conformément aux prévisions. Le lance-satellites a fonctionné normalement. La poursuite par le radar « Aquitaine » a permis au Centre de calcul de Brétigny-sur-Orge de définir les éléments suivants de la trajectoire : apogée, 1.768 km ; périgée, 528 km ; période de révolution, 108 minutes. »
Les stations de radiodiffusion, firent part de ce succès mais, non averties des difficultés de A1, continuèrent au cours de leurs bulletins d’information de la soirée du 26 et de la matinée du 27-11 à faire entendre des bip-bip pré-enregistrés! (L'ORTF ne s’excusa jamais d’avoir transmis cette fausse information.)
La nouvelle de l'évènement remplit la presse du lendemain: elle fit état de la « réussite complète du lanceur » en consacrant plusieurs pages et éditoriaux au vol réussi, les paramètres de l'orbite étant très voisins de ceux prévus : devant cet exploit qui fut fêté par toute la presse, la seule ombre au tableau, la perte des liaisons avec la capsule, fut qualifiée de "légère" par Nicolas Vichney dans "Le Monde" daté des 28-29 Novembre 1965.

6 Décembre 1965 : lancement de FR1 par une fusée Scout depuis Vandenberg (Californie)

Lancé le 6 Décembre 1965 à 22h5 de la base de Vandenberg (Californie) par une fusée américaine Scout, "le nouveau satellite FR1 est un succès à 100%" dit le Figaro du 8 Décembre. Il marque "l'aboutissement d'une fructueuse coopération franco-américaine" dit Le Monde. L'orbite était quasi-polaire à 780 km d'altitude.

 

Bien entendu, son vol fut suivi par le réseau de stations sol du CNES et par celui de la NASA.
Le lancement avait été précédé de deux tirs de fusées-sondes "Aerobee" qui avaient donné satisfaction à l'expérimentateur et à la NASA.
Le lancement de FR1 - retardé de quelques jours sur instruction française venue d'en haut - confirma la maîtrise des équipes CNES - pourtant très jeunes - dans la conception et la construction d'un satellite scientifique complexe.
L'évènement confirma l'organisme en lui permettant d'aborder des missions spatiales plus complexes encore. La NASA renouvela son contrat de coopération avec le CNES en vue de réaliser l'expérience EOLE (Satellite FR2 communiquant et suivant les trajectoires de 1000 ballons terrestres).

Figure 3: FR1 en configuration de vol

 

17 Février 1966 : deuxième lancement Diamant emportant la pointe D1

Une enquête interne fut immédiatement diligentée pour identifier les causes de la "défaillance de A1". Elle n'avait pas abouti quand le CNES formula à nouveau sa demande de voir la pointe D1 embarquée sur le deuxième lancement de Diamant, pour un lancement aussi tôt que possible.
Cette proposition a été faite par le CNES à la DMA dès Décembre 1965 sur la base d'un rapport émis par la Direction Scientifique et Technique du CNES, qui se résumait ainsi: (1) bien que la commission d'enquête n'ait pas conclu et que la cause de la défaillance des émissions de A1 ne soit pas encore totalement connue, l'arrêt des émissions radio est très probablement dû à un heurt d'une partie de la coiffe qui serait restée attachée - pour une cause inconnue - à l'ensemble 2ème-3ème étage après son largage à H+149s, et serait venue heurter la capsule expérimentale en endommageant ses antennes au moment de la mise en rotation - assez violente - de cet ensemble (H+279s), (2) comme la configuration des antennes communes à 136 et 252 MHz de A1 est très exposée à ce heurt, et que celle de D1A l'est beaucoup moins, le risque de détérioration subsiste, mais est beaucoup plus faible.

 

Le rapport préconisait la poursuite des essais lanceur, avec D1, sans attendre la conclusion de l'enquête. Le Général Aubinière prit le risque de faire cette proposition, qui fut acceptée.

Cette fois, toutes les techniques destinées à faire le diagnostic de satellisation et à calculer la trajectoire du satellite purent être utilisées et furent mises à l’épreuve avec succès: trajectographie du champ de tir (Radar Aquitaine + antenne Cyclope recevant la télémesure case équipements D1 sur 252 MHz), réception par les différentes stations de télémesure du champ de tir et du réseau IRIS à 252 et 136 MHz - interférométrie par les stations Diane du CNES fonctionnant sur la porteuse des émissions de télémesure satellite à 136 MHz, réception mesures de « saut Doppler » à la réception des émissions de l’expérience D1 sur 150 et 400 MHz, photographie du satellite sur fond d’étoiles...

 

Figure 4: écorché du satellite D1A

 
 
 
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C'est ce que dit le dépêche du Ministère diffusée par l'AFP: le CNES étant établi provisoirement sur le terrain du Centre d'Essais en Vol de l'Armée de l'Air à Brétigny, on pouvait facilement penser que son Centre était militaire...