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eom02

Qu'attendait-on du système Eole.

Rappelons d'une façon pragmatique ce qui est demandé aux ingénieurs.
Une surface de référence définie par une zone sphérique de l'hémisphère sud comprise entre le tropique et le cercle polaire et située à 12.000m d'altitude (200mb) doit faire l'objet de mesures de vitesse (< 1 m/s) et de fluctuation des vents (2 mesures en 100mn) ainsi que de mesures de température (<1 °C) en un nombre de points suffisants (de 300 à 500)  relevés en 24h avec une précision de +/- 3 km.
Pour être significative, cette expérience doit durer au moins un mois. Et l'idéal est de pouvoir la mener à deux saisons différentes, par exemple en janvier et juillet. Les porteurs des capteurs de mesure seront des ballons fermés gonflés à l'hélium circulant à 12.000m, dont la faisabilité, sinon la durée de vie, est acquise.
La localisation et la collecte des données météorologiques seront assurées par un satellite sur orbite basse (900km) inclinée à 50° La méthode de mesure des données et la stabilisation du satellite reste à choisir.

Le satellite CAS-A

Parce qu'il a parfaitement et discrètement fonctionné, on pourrait croire que le satellite a été une réalisation simple et sans risque.
Pris en compte par la division Satellites en 1966, la définition du système le mieux adapté pour localiser les ballons est l'objet d'études et de discussions nombreuses.
La méthode Doppler utilisant un aller-retour cohérent est finalement retenue devant la méthode aléatoire (celle des futurs Argos et Sarsat) où le satellite enregistre simplement un signal venant des balises. Plusieurs raisons motivent ce choix malgré sa complexité. Le système est moins tributaire de la qualité des signaux et il permet une liaison satellite-ballon indispensable pour la sécurité aérienne.
On peut y ajouter le fait que la Division Mathématique avait encore une faible expérience dans le traitement de ce type de localisation. Les traitements mathématiques sur Eole ont profondément modifié ce paramètre. Ils vont donner au CNES une compétence inégalée dans la localisation des balises.


Circulation à 200 mb
Malgré ces choix plutôt conventionnels, les responsables "Satellites" conservent encore des doutes sur la liaison satellite-nacelle et quelque appréhension sur le fonctionnement de la stabilisation par gradient de gravité.
C'est pourquoi en septembre 1967 est décidé le lancement expérimental avec Diamant B (12-12-70) d'un satellite technologique Peole destiné à tester la liaison. Ce petit satellite équatorial de 58 kg devra qualifier la structure, la stabilisation et la liaison Eole avec un équipement nacelle embarqué. Il emportera aussi une expérience scientifique laser et une expérience technologique sur des cellules solaires. Ajoutons en outre qu'il est apprécié parce qu'il donne un travail intéressant aux labos internes et qu'il limite un peu la frustration du transfert progressif de la maîtrise d'œuvre vers l’industrie amorcée avec Eole.
 

 

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