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eom04


Le second événement qui se prépare depuis deux ans est le transfert par étapes du Centre Spatial de Brétigny à Toulouse.


Le transfert du Centre Spatial de Brétigny à Toulouse.

Entre 1968 et 1971 seront déplacées les Divisions Ballons, les Moyens d'Essais Sopemea et la Division Satellites qui sont directement impliqués dans Eole,  ainsi que la Division Fusées Sondes et les Moyens Généraux.
Les Opérations, le Réseau des stations et les Mathématiques restent à Brétigny, ce qui coupe en deux les moyens CNES travaillant sur le projet.
Le départ à Toulouse provoque de nombreuses démissions dans la Division Satellite et quelques mouvements sociaux, mais Eole garde une équipe compétente qui nous permet de conserver la confiance de nos collègues de la NASA et d'arriver au lancement en réglant tous les petits problèmes habituels dans un développement de satellite.
A cette époque, cette confiance n'est pas partagée par tout le monde et la morosité ambiante au CNES suscite des rumeurs d'échec à la moindre anicroche, qu'elle vienne des ballons ou de l'industrie.
En compensation,  la coopération avec la NASA (Goddard) est exemplaire et nous sommes soutenus et encouragés dans nos démarches pour assurer la réussite du projet.

Ainsi, nous savons que l'exploitation Eole est un rendez-vous entre le satellite et quelques centaines de ballons vulnérables qui seront lancés en un mois. Il faut qu'en trois mois après la fin des lancements de ballons l'essentiel de l'objectif scientifique soit atteint compte tenu de leur durée de vie espérée.
Toute défaillance du satellite pendant cette période ruinera le projet scientifique et créera un problème de sécurité aérienne avec les ballons en vol. Il y a certes un second modèle de vol mais encore faut-il le lancer.
La Nasa mesure comme nous ce risque et décide qu'un second lanceur Thor Delta sera prêt à Wallops Island pour un lancement sous 15 jours pendant cette phase critique.
Il ne fut pas nécessaire de lancer ce modèle puisque le premier fonctionna bien au-delà de la mission ballon.
Tous nos accords nous auraient permis d’utiliser le second modèle pour un programme d'expériences post-Eole et de mieux préparer Argos, un des fleurons des compétences du CNES.
Ce satellite termina dans un musée. Mais, ceci serait un autre débat...!.
 

 

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