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LRO Storey
page 4

Questions d’organisation
Qu’entend-on exactement par « Programme FR1 » ? Le terme vient du protocole signé entre le CNES et la NASA le 18 février 1963 qui, en cinquante lignes, réglait simplement et clairement les principes de la collaboration.
Il distinguait deux phases, la seconde ne pouvant être abordée qu’en cas de succès de la première

- Phase 1: je cite, "des fusées-sondes appropriées seront lancées afin d’étudier les caractéristiques de la zone située entre 75 et 100 km"
- Phase 2: "un satellite scientifique destiné à l’étude des caractéristiques TBF au-dessus de 100 km sera lancé sur une orbite terrestre à l’aide d’une fusée Scout."

Le CNES de son côté signait quelques semaines après, en mars 63, un protocole d’accord avec le CNET qui définissait les rôles respectifs des deux organismes. Négocié par le Président du CNES lui-même, Jean Coulomb, avec le Directeur du CNET, Pierre Marzin, il reflète l’état des forces en présence mais aussi les sensibilités de l’époque.
Par exemple, on ne peut pas lire aujourd’hui sans sourire le texte qui dit : "le CNES et le CNET reconnaissent l’intérêt pour l’opération de la zone couverte par le récepteur de télémesure de la station de Pleumeur-Bodou ", chère, on le sait à son créateur Pierre Marzin, mais qui ne joua aucun rôle particulier dans le déroulement du programme !  

Il faut se souvenir que l’idée originale revient à LRO Storey et que le CNET avait proposé dès 1960 l’étude par satellite de la propagation des ondes TBF dans l’ionosphère.
Le protocole reconnaissait le leadership du nouveau venu, le CNES, mais confiait la direction du programme du côté français à un Comité directeur de trois membres (qu’on appela familièrement la "troïka"), dont deux appartenaient au CNET mais présidé par quelqu’un du CNES.
Ces fonctions furent occupées respectivement par Owen Storey, Directeur de Recherche au CNRS mais agissant en tant que Conseiller du CNET, Christian Fayard et moi-même. La troïka joua son rôle et je reconnais volontiers l’esprit de grande bonne volonté de mes partenaires du CNET qui permit de résoudre les problèmes qui se présentèrent.

Le CNET avait la responsabilité directe des expériences conduites sur les fusées Aerobee depuis Wallops Island. Robert Clauvel fut le chef de ce projet. Les deux séries de deux lancements chacune eurent lieu en octobre 63 (essai de quatre types de mesure du champ électrique et validation globale de la méthode) puis en septembre 65 (essai des antennes à gaine active et des cathodes thermiques).

Pour le satellite, le chef de projet fut Xavier Namy, dès son retour de GSFC à la fin de 1962.
C’est lui qui était le seul interlocuteur de la NASA par l’intermédiaire du chef de projet américain, Sam Stevens, dont je reparlerai. Le CNET avait la responsabilité non seulement de définir les équipements du satellite destinés à l’expérience, mais aussi de les fournir. Il y avait donc à bord des équipements construits par lui (avec la participation de TRW) alors que, petit paradoxe, le CNES s’était interdit de faire voler du matériel réalisé dans ses propres labos et que tout avait été réalisé dans l’industrie

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