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Ces batteries étaient considérées comme un point faible potentiel dans la fiabilité du système et nombre de précautions ont été prises.
Deux batteries étaient prévues, dont une de rechange, ainsi qu’un système sophistiqué de protection des batteries.
En cas de problème, tous les circuits pouvaient se mettre en position de veille, sauf le récepteur de télécommande et, bien sûr, la minuterie, avec remise en marche automatique au bout de dix heures, soit six orbites, au cours desquelles, donc, le générateur a débité six fois pour recharger les batteries.
La puissance limitée ne permettait pas de faire marcher tous les équipements en continu. On a donc réalisé deux télémesures distinctes.
L’une émet en permanence toutes les informations de surveillance plus les amplitudes des ondes TBF reçues. On a choisi prudemment sur les conseils de Goddard une télémesure analogique de type PAM/FM/PM, la porteuse servant en outre de balise pour repérer la position du satellite. Nombre de voies : 54, Puissance d’émission : 350mW !
Sur ordre de télécommande (elle aussi analogique et limitée à 4 ordres) envoyé par une des stations STADAN de la NASA ou IRIS du CNES, en fonction du plan de passage prévu par les responsables des opérations qui contrôlaient aussi les émissions codées des deux émetteurs au sol, se déclenchaient les récepteurs TBF de l’expérience et la conversion des mesures sous la forme d’un multiplex de cinq bandes de fréquence (en FM) modulant en phase un émetteur plus puissant (1Watt !)
Il n’y avait aucun traitement à bord, on retransmettait au sol le maximum d’informations disponibles. Les résultats s’obtenaient au prix d’un traitement de données assez complexe.
Sans doute, avec les progrès de l’électronique, opèrerait-on différemment aujourd’hui.
Toutes ces émissions se faisaient sur les fréquences VHF retenues par la NASA à cette époque, dans la bande des 136 MHz pour les télémesures et de 148 MHz pour la télécommande.
Malgré l’encombrement déjà sensible de ces fréquences, le CNES a adopté les mêmes bandes et les mêmes codes pour ses propres satellites afin d’obtenir une compatibilité complète avec les réseaux américains.
Cette décision stratégique, conséquence de la collaboration sur FR1, doit être notée comme une option essentielle, prise dès le début et allant à l’encontre de bien des idées reçues à l’époque. Elle nous a servi dès l’année suivante lorsque le satellite Diadème 2 s’est trouvé en difficulté et que tout le réseau STADAN aussi bien que certaines stations militaires américaines sont effectivement parties à sa recherche.










Tout le matériel électronique était logé dans des boîtiers métalliques modulaires, les composants discrets étaient montés sur des circuits imprimés, l’ensemble après essai étant  encapsulé dans une mousse rigide pour prévenir l’effet des vibrations et aussi pour assurer l’équilibrage thermique.















Le câblage avait été réuni sur le plancher interne supérieur.

 




Il avait fallu aussi soigner un projet thermique prévisionnel, pour maintenir les équipements à des températures acceptables, avec des moyens purement passifs, alors que le satellite allait à chaque orbite du plein soleil à la nuit pour des durées variables.

 

 

 


Peut-être faut-il rappeler l’état de la technologie de l’électronique en ce temps pas si lointain pour ceux qui l’ont vécu, mais qui peut paraître antédiluvien si l’on pense que les transistors au Silicium dataient seulement de quelques années, quelques modèles seulement étaient disponibles avec la fiabilité voulue, qu’il n’existait pas de circuits intégrés, pas de circuits MOS, pas de microprocesseurs, bien sûr, et pas de ces composants à faible consommation qui ont permis le développement extraordinaire des montres électroniques ou des téléphones mobiles !
L’ensemble pesait 60 kg.

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