page
précedente
x
page 2
sommaire
page précédente
page suivante

Vous avez:
- une remarque à faire
- une correction à signaler
- une information à donner
- une idée à suggérer

Notez la référence de page ci-dessus, cliquez l'icone de mail ci-dessous et envoyez moi votre message avec la référence

Merci

fuo6102
 
 
 
 
 
L'expérience FU 182 "Précipitations aurorales" avait pour but d'étudier in situ le spectre et la répartition angulaire des particules de basse énergie lors d'une aurore (expérience particules du CESR), ainsi que d'effectuer des mesures du champ électrique (expérience du Service d'Aéronomie) et de la température électronique (SA + GRI).

 
 

L'expérience FU 182
Le CESR assumait la maîtrise d'oeuvre des pointes de fusées. La charge utile était très dense et mécaniquement très élaborée.
La pointe était équipée de :
  - plusieurs détecteurs de particules placés sur 2 pantographes.
- d'appareils de mesure du champ électrique et de ses fluctuations, comprenant des sphères conductrices placées à l'extrémité de 4 bras télescopiques.
- 2 sondes de Langmuir sphériques installées sur un support en forme de V.
Ces systèmes étaient déployés quelques secondes après l'éjection de la coiffe, protégeant la charge utile lors de la traversée de l'atmosphère terrestre jusqu'à environ 100 km d'altitude, et la libération des yoyos.
Pour la restitution d'attitude de la pointe (nécessaire pour l'expérience particules), on avait installé un magnétomètre triaxial associé à un senseur lunaire.

Le principe de base dans ce type de campagne, c'est d'être, à tout moment du créneau, prêt à lancer. En effet, comme on l'a dit plus haut, les aurores se produisent de façon aléatoire et la durée du phénomène peut varier énormément.
Il faut donc se tenir toujours prêts !
Néanmoins, entre le moment où on reprend la chronologie (parce qu'une aurore apparaît) et la mise à feu de l'engin, il y a un minimum d'opérations à effectuer:
  démarrer les enregistreurs magnétiques de la station de télémesure,
commuter l'alimentation électrique de la pointe sur ses batteries (passage en interne) et vérifier son fonctionnement,
enlever la housse plastique (déchirable) de protection de la pointe,
déverrouiller les sécurités du pupitre de mise à feu,
mettre en marche l'émetteur de télécommande,…
Pour FU 182, le temps nécessaire pour effectuer ces opérations et s'assurer que tout fonctionnait parfaitement à bord comme au sol avait été fixé à 4 minutes.
Ainsi, dans l'attente des aurores, la chronologie de lancement était arrêtée à H0-4mn.
La chronologie durait 1H.30 et le créneau de lancement débutait à la nuit tombée (vers 17H ; en automne et 19H. au printemps).
La première étape de la chrono consistait à sortir la rampe du hall d'assemblage et à l'installer sur le pas de tir.
A H0-30mn, la décision était prise, si la météo était favorable, de dresser la rampe. On effectuait ensuite un contrôle fonctionnel de la charge utile avant de se mettre en configuration d'attente à H0 - 4mn.

Ce sont les responsables scientifiques des instruments qui demandaient au chef de mission la reprise de la chronologie de lancement, en fonction de l'évolution de l'activité aurorale.
Ils étaient tout d'abord alertés par les informations fournies par les appareils de pré-détection (riomètre, magnétomètre) installés sur la base.
Il fallait ensuite vérifier à l'extérieur si l'activité magnétique se traduisait par l'apparition d'une aurore, si celle-ci était stable ou fugace, si elle se situait dans l'axe de tir.

Centre de Commandement
 
En cas de couverture nuageuse, on ne voyait rien et on attendait une hypothétique trouée dans les nuages pour observer le ciel.
Lorsque le responsable scientifique estimait que l'activité aurorale était favorable, il donnait son feu vert et le chef de mission (en accord avec le responsable norvégien du champ de tir) annonçait : «Reprise de la chrono à H-4mn ; top, H-4mn» et il déroulait la liste des opérations.
La plupart du temps (sauf une fois par fusée !), cela durait jusqu'à ce que le scientifique rentre dans les locaux en criant «on arrête !».

«Arrêt chrono» annonçait le chef de mission. On « rembobinait » alors tout pour revenir à H-4mn.
   
page 2
x
x
x

 

x
Centre d'Etudes Spatiale des Rayonnements
Service d'Aéronomie du CNRS
Groupe de Recherches Ionosphériques