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fuo6104
 
 
 
 
 
La campagne avait commencé le 1er octobre 1968, et il était prévu de lancer les 2 pointes (identiques) avant la mi-novembre. Mais la plus grande partie du matériel, transportée par bateau, n'a été disponible que le 10 octobre en raison tout d'abord d'une avarie à bord du cargo faisant route entre Anvers et Bergen, puis d'une tempête essuyée par le caboteur assurant la liaison Bergen-Andenes. Après une semaine d'activité intense pour décharger les conteneurs, installer le matériel, contrôler et assembler la charge utile et le propulseur, la première fusée était prête le 17 octobre et les 5 tentatives de la nuit ont toutes été interrompues par la disparition ou le déplacement des aurores.

Essai de pointe dans la neige
On est ensuite entré dans la période de la nouvelle lune, puis dans celle des tempêtes de neige et la première opportunité de vol ne s'est présentée que le 1er novembre; mais on n'a pas pu mettre à feu la fusée car un pétrolier soviétique naviguait dans la zone de retombée du premier étage.
Au cours du créneau du lendemain, et après 6 reprises du décompte conduisant à des arrêts à moins de 1 minute du lancement, l'autorisation de mise à feu était enfin donnée.
Après avoir traversé l'aurore et culminé à 414 Km, la fusée retombait dans l'Océan Arctique après plus de 10 minutes de vol. Le fonctionnement du propulseur et des équipements scientifiques avait été très satisfaisant.
Dès le 3 novembre, la seconde fusée était mise en place sur la rampe, mais entre cette date et le 15 novembre la neige, le vent puis l'absence d'activité aurorale empêchèrent le lancement de cette seconde pointe. Il fallut donc se résoudre à reporter le lancement de cette seconde charge utile au printemps.
La campagne de printemps a débuté le 16 mars 1969. La pointe n°2 avait été contrôlée à Brétigny début mars avant d'être réexpédiée sur le champ de tir. Le premier créneau s'est ouvert le 21 mars, mais du fait de pannes sur le matériel, puis de temps exécrable, la première tentative (arrêtée à H-2mn) n'a pu avoir lieu que le 29 mars. Le mauvais temps a, à nouveau, perturbé les opérations, mais les 5 et 6 avril (samedi et dimanche de Pâques) les aurores ont illuminé le ciel; malheureusement, le champ de tir était fermé pour respecter la tradition norvégienne de la trêve pascale. Il y eut plusieurs tentatives les nuits suivantes et c'est finalement le 13 avril à 1H12 que l'autorisation de tir a été donnée. Le vol a duré 626 secondes avec une culmination à 399 Km. Le fonctionnement de la fusée et des équipements de servitudes a été bon. Par contre, l'expérience particules n'a pas obtenu de données en raison d'une panne d'une batterie utilisée pour l'alimentation des détecteurs.

Pour compléter cette campagne de printemps, une expérience de mesures de champ électrique et de température électronique (FU 190 LPSP/GRI), sans contrainte sur le plan de l'activité aurorale, fut lancée avec succès le 17 avril.

Les résultats scientifiques de cette campagne ont été très importants et ont permis une avancée significative dans la compréhension des phénomènes auroraux. Les détecteurs de particules étaient des détecteurs d'un nouveau type, des multiplicateurs d'électrons sans fenêtre. Ils ont permis la détection directe des électrons et des protons auroraux. Ce sont essentiellement des électrons d'énergie de l'ordre de quelques keV qui sont la cause des aurores. La mesure des distributions angulaires des particules a permis de montrer un résultat essentiel: des anticoïncidences entre les résultats sur les électrons et sur les ions permettent en effet de conclure qu'un champ électrique parallèle au champ magnétique terrestre existe et entraîne la précipitation des électrons accélérés par ce champ électrique. Les résultats principaux ont fait l'objet de la thèse d'état de Sciences Physiques soutenues par Henri Rème, PI des expériences particules du CESR, le 19 décembre 1969.

 
 
   
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Laboratoire de Physique Stellaire et Planétaire
Groupe de Recherches Ionosphériques
Principal Investigator
Centre d'Etude Spatiale des Rayonnements