Accueil | Tous les Documents
Sommaire
page gauche
page droite
page précédente

fu09d02
  page 02

 

Donc il fallait aller sur place faire des mesures «in situ».
Dans cette zone peu ou pas de particules sont piégées, nous n’étions plus dans les conditions de mesures d’Islande, sous l’incidence de L= 5 des lignes de force du champ magnétique. Le Pôle Sud s’impose pour ce type de mesures.


La base Dumont d'Urville

Lors de la partition du Continent Antarctique, découpé en secteurs à partir du pôle Sud Géographique, la France a choisi avec une sage prémonition, la partie étroite où se situait le Pôle Magnétique Terrestre : la Terre Adélie.
Etait-ce le hasard ??? de toute façon le résultat est là : le Pôle Magnétique Sud est français, au moins pour le moment car il dérive,…, mais à très long terme !!! on pouvait expérimenter chez nous, avec du matériel frrraançais, eh oui…. !
Le Pôle Magnétique est relativement loin du Pôle Géographique mais proche de l’Ile des Pétrels (Base Polaire Dumont D’Urville) lieu de lancement prévu, qui est situé sur la côte du Continent Antarctique.

Dans cette perspective on avait compris que la Base de Dumont d’Urville était le lieu privilégié pour la mission qui nous avait été demandée. Evidemment pour réaliser les mêmes conditions au Pôle Nord nous nous serions retrouvés en plein Océan Arctique, sur la banquise, ou quelque îlot glacé canadien .

On savait en outre que la condition "sine qua non" de l’expérimentation était l’arrivée massive de particules ionisées du vent solaire, et pour tout dire la présence d’un phénomène assez fréquent mais peu puissant et peu intéressant mais très rare pour des très fortes énergies.
Une certaine inquiétude transparaissait dans la perspective d’une attente longue et au pire cas le lancement dans des conditions non optimales.
Il fallait attendre une perturbation en plein midi issue d’une forte activité solaire ??
Des prévisions régulières nous étaient transmises par radio de l’Observatoire de Meudon (Service des Ursigrammes).
La chance était avec nous, l’évènement était juste au rendez-vous, en finale de préparation de la pointe scientifique, en plein créneau de lancement.


Il fallait attendre une perturbation en plein midi...

Et quel événement polaire, quelque chose qui, disions-nous au retour est si rare que le nombre se compte sur les doigts d’une seule main sur la période d’un cycle solaire soit de 11 ans.
A ce propos et depuis cette période, que s’est-il dit ….dans les milieux autorisés ? y-a-t-il eu d’autres phénomènes de cette importance ? nous étions en 1967, et d’autres activités nous attendaient au retour. Outre un incident sur le 1er lancement (défaillance du temporisateur, et des détecteurs longitudinaux) les mesures ont été de grande qualité.
Les dépouillement furent longs et complexes.

Il fallait tirer les fusées en rafale pour analyser l’évolution des phénomènes pendant une journée.
Tout a fonctionné parfaitement, en temps, en heure et en performance.