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Qui n’a pas été impressionné par le Monde des «Exp Polaires», (EPF : Expédition Polaires Françaises) des équipes de terrain opérationnelles, courageuses et toujours d’égale humeur ?

Pour le CNES, dès la date fatidique de départ du bateau, au Havre, les matériels étaient prêts, l’intégration et les essais de fonctionnement étaient terminés, parfaits, prêts à être embarqués sur le bateau; cependant les équipements scientifiques, des pièces fragiles, de toutes façons uniques, étaient toujours dans les laboratoires avec les équipes perfectionnistes, optimisant jusqu’au bout et ceci, souvent tard le soir.
De toutes façons le transport des instruments scientifiques avait été prévu à priori par avion, en bagage accompagné et même pour les plus fragiles sur les genoux du groupe des scientifiques, de peur de les perdre ou de les détériorer dans les nombreuses connexions d’aéroport en aéroport pour arriver en Tasmanie.

A partir de là nous entrions dans le monde des EPF.
C’était un environnement de moyens sobres, mais suffisants, sans appareils de levage légers et mobiles, tout était très écologique.
Le groupe des opérationnels de terrain était réellement rompu aux opérations traditionnelles de déchargement du bateau, tout à la main, conditionné dans des caisses portables par une seule personne, peut-être à 2 pour des petites natures du CNES, c’est à dire des boites d’environ 30 kg et de quelques 40 cm de coté.
Bien entendu tout est transporté, le sable, le ciment, la nourriture pour quelques 40 personnes pendant 1 an, sans parler du bois, des ossatures de bâtiment, ainsi que les centaines de litres de gasoil pour chauffer, éclairer, enfin vivre… en quelques centaines de tonnes de matériel sur le bateau.
N’oublions pas quand même les 4 fusées, propulseurs Dragon, et une rampe de lancement de plusieurs tonnes d’une seule pièce.

Paul-Emile Victor a été présent dès le début du projet.
Dans son bureau près du Bois de Boulogne, il nous attendait pour un premier rendez-vous en plein hiver à Paris. Nous arrivions de nos bureaux bien chauffés, PEV en veste de gros velours, nous n’avons pas quitté nos manteaux, l’ambiance fraîche de la pièce nous mettait dans l’ambiance des glaces du grand sud.
L’équipe du CNES était repartie confiante, le défi d’une campagne dans l’Antartique devenait accessible.