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Le Thala Dan

Le voyage Tasmanie-Ile des pétrels durait quelques 10 jours de mer agitée dans les 50 eme rugissants avant le calme absolu de la zone des icebergs et de la banquise disloquée.
PEV toujours conscient de ne pas faire perdre son temps aux techniciens et scientifiques divers, avait organisé «l’Université de l’Antarctique», où tous les jours, des conférences étaient organisées pour quelques uns qui pouvaient encore tenir debout, sur le bateau à ± 40° de roulis, ballotté dans les vagues.
Le mal de mer était largement atténué avec les doses suffisantes de tranquillisants.
Cette initiative représentait bien PEV curieux de comprendre et de faire partager à chacun ce que l’équipe du CNES venait faire «chez lui».
Ses interventions étaient passionnantes, c’était tout son talent et sa façon d’en parler !

Sur la base, PEV, du haut du pont du bateau, surveillait avec vigilance les manipulations maladroites, ou le comportement professionnel de chacun, surtout implacable pour la sécurité, et avec son porte-voix on entendait :(02)
«Simon, les lunettes ! ou ... les gants !» qui nous sonnait aux oreilles dès que l’un de nous avait retiré ses lunettes de soleil dans le «pré», surface glacée sous le soleil éclatant 20 h sur 24, bas sur l’horizon mais dans le ciel bleu immaculé.
Il se rappelait un de nos camarades ébloui qui a dû rester 24 h complètement dans l’obscurité pour retrouver la vue ! les skieurs connaissent bien le problème.


La pointe scientifique en intégration

Sur place les laboratoires étaient mis en place avec des tires-forts manipulés pendant des heures, les uns après les autres dans une ambiance de générosité dans l’effort, mais nous étions récompensés de voir les appareils impeccables, fonctionnant parfaitement comme dans les laboratoires que nous avions quitté en France. (09)
Très vite les équipes étaient prêtes et elles s’installaient dans l’attente du créneau favorable de lancement.

On savait que le protocole scientifique exigeait 3 vols du Dragon dans une même journée.
L’évènement était là, l’équipe des artilleurs a réussi dans un travail remarquable à mettre en place et à feu les 3 fusées dans l’intervalle exigé.

Les bandes magnétiques des télémesures des 4 vols bien en sécurité, l’emballage du matériel pour le retour pouvait commencer. Les équipements retrouvaient les caisses sagement gardées pour le retour, dans l’ambiance sonore du «piaillement » de nos amis les manchots Adélie qui avaient maintenant leurs petits. Les parents surmenés étaient aux petits soins pour ces boules de duvet, souvent «petit» unique, parfois avec 2 affamés. On dit dans nos campagnes du Centre : «Une poule n’est jamais plus occupée qu’avec un seul poussin» l’expression s’appliquerait-elle à nos manchots ? et pourtant c’est loin la Creuse… !
Pour la bande des spécialistes de science, de technique, de propulseurs, de gestion de mission, la phase des « missions exceptionnelles » se terminait.