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laea05
 
 
 
  Le contrôle et l'intégration des "VE 231 Saphir"
Dès 1963, les moyens nécessaires à l'intégration, à l'assemblage et au contrôle furent progressivement installés et expérimentés au CAPE.
Les tirs d'essais au banc, qui se faisaient à la SEPR à Istres, se firent au CEP de Saint-Médard-en-Jalles, excepté pour les étages à propulsion liquide qui furent réalisée sur le banc PF4 du LRBA de Vernon.
Les équipes "d'Aquitaine" participèrent activement au bâtiment A11, aux contrôles d'intégration des premiers VE210 "Rubis" qui permirent la qualification en vol de la partie supérieure de Diamant (VE210 n° l et 2 tirés avec succès les 10 et 12 juin 64) et leur responsabilité s'affirma véritablement lors des opérations de contrôle et d'intégration des véhicules d'essais " VE231 Saphir" dans les trois versions:
    VE231P pour approfondir les techniques de pilotage et de séparation, le VE231R pour la qualification de la phase de rentrée dans l'atmosphère des corps de rentrée, et le VE231G pour les techniques de guidage inertiel et l'expérience acquise par ces équipes permettra ,un an plus tard, l'intégration de "Diamant" sans difficultés majeures.
  Ces travaux impliquèrent pour la direction d'Aquitaine de créer deux équipes complètes d'ingénieurs et techniciens de compétence diverses: mécaniciens, électroniciens, pyrotechniciens, spécialistes des ergols liquides et solides.
Ces équipes devinrent très vite opérationnelles et travaillèrent à l'intégration et aux contrôles de tous les véhicules d'essais assistées par les équipes industrielles: Sud-Aviation Cannes et Courbevoie, Nord-Aviation, SAGEM, SAT, SEPR, etc....
Pendant qu'une équipe était en campagne de tir à Hammaguir, l'autre était en intégration et contrôle au CAPE.
En juin 1964, la campagne "maquette fonctionnelle" du VE 231P débuta au bâtiment B21.
Au cours de cette campagne furent validées les procédures manuelles et les programmes de contrôle automatiques:
 
 

Définition des contrôles
Ateliers Type 1
: contrôles de sous ensemble composant le VE
Type 2: intégration électrique des sous-ensembles 1 er-2 éme étage-case équipement-corps de rentrée à l'horizontale.
Type 3 :contrôles fonctionnels de l'ensemble du VE assemblé mécaniquement
Type 4: répétition de la séquence de tir et vol fictif.

Cette campagne permit la mise au point d'une installation de contrôle intégrée permettant de vérifier l'intégration fonctionnelle du véhicule et de confirmer cette intégration en effectuant une séquence de tir fictive la plus proche possible de la réalité, suivi d'un vol fictif du véhicule après avoir mis en place les simulations nécessaires pour que ces opérations se déroulent complètement: étoupilles témoins, simulations de séparations, etc...
Cette installation permettait aussi de s'assurer du fonctionnement des chaînes de télémesures, de télécommande destruction et de trajectographie par vérification des paramètres télémesurés, par contrôle émission-réception des répondeurs radars, et prise en compte des ordres de destruction télécommandés et aussi, de s'assurer de la compatibilité électromagnétique de ces chaînes en fonctionnement.

Dans le Hall N à Hammaguir

Les programmes de contrôle automatique étaient réalisés avec le contrôleur SETI(Société d'Etudes de Traitement Informatique) dont le support logiciel était une bande magnétique.(utilisé la première fois pour les contrôles pilotage du VE121, associé à la baie manuelle, le contrôleur automatique de pilotage (CAP)).
La programmation s'effectuait en binaire pur par interrupteurs sur le panneau avant de la baie principale.
Le tout comprenait cinq baies et était divisé en deux ensembles: l'un pour les mesures fonctionnelles et pilotage, l'autre pour les télémesures.
Le fonctionnement de ce matériel étant très sensible à l'évolution de température, la technologie de l'époque à base de transistors au "Germanium et de relais électromagnétiques", n'avait pas une fiabilité très élevée.
Aussi, toutes les mesures étaient doublées par des appareils manuels (enregistreurs, appareils de mesures, transféromètres, oscilloscopes, etc..) incorporés dans des baies désignées par leur fonction: baie contrôle case, baie corps de rentrée, baie de contrôle poste de tir, etc.., ce qui nécessitait des opérateurs devant chaque baie de mise en œuvre des différentes fonctions: pilotage, télémesures, trajectographie...
C'était la première fois que l'on contrôlait un engin complet assemblé avec une installation de mise en œuvre intégrée.
C'était tout de même, un réel progrès par rapport aux baies manuelles baptisées "cercueil" par les membres des équipes de mise en œuvre et de tir parce que longues, parallélépipédiques et de couleur noire utilisées pour les VE111 Topaze et cette installation intégrée préfigurait les installations de mise en œuvre et de tir à base de calculateurs ,des futurs missiles SSBS et MSBS.
 
 
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