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cn204
Cf. Nicolas Mohr, ouvrage cité, p. 95
page 4

3- L'ACQUISITION D'UN SAVOIR-FAIRE

La formation NASA/GSFC
Douze ingénieurs, dont un CNET, un SOPEMEA, et dix CNES partent en stage de longue durée au Goddard Space Flight Center de la NASA, près de Washington, du 4/7/1962 au milieu de 1963 (Voir Tableau 3).
Neuf d'entre eux constitueront à leur retour le noyau de la future Division Satellites, deux sont destinés aux Moyens sol. Au total, 8 électroniciens, électriciens ou radio électriciens sur douze, dont 7 ESE : c'est bien en électronique que les besoins de formation sont les plus importants!
A noter que le protocole d’accord NASA-CNES sur FR1 n’est signé que le 18 Février 1963, alors que plusieurs de ces stages sont terminés .
Les stagiaires ont un accès approfondi aux informations relatives à l’essentiel du savoir-faire américain de construction de satellites scientifiques et nouent des relations extrêmement fécondes avec quelques uns des meilleurs spécialistes des satellites de l’époque, tant au GSFC que dans l’industrie américaine.
Le stage leur permet (1) de lever les doutes sur certains choix de "système" qui se posaient encore en France et que le colloque de Royaumont avait soulevés, comme par exemple: le corps du satellite doit-il être scellé ou non? Quelle source d'énergie (cellules solaires ou autre?)? Que peut-on craindre des rayonnements corpusculaires? etc. (2) d'appréhender la démarche d'ingéniérie, de comprendre les liens de cohérence entre mission, contraintes externes et conception du système et des sous-systèmes, (3) d'avoir accès aux méthodes et technologies choisies par la NASA, études et aux dessins de chaque partie d'un satellite type.
Ils rapportent ainsi en France une moisson d’informations et de références, des plus théoriques aux plus pratiques, comme par exemple les adresses des principaux fournisseurs américains de la NASA ou encore celles des équipements de mesure ou d’essai qui doivent équiper les laboratoires.
Les stagiaires communiquent à leurs camarades restés en France les données nécessaires pour passer commande des matériels à long délai d’approvisionnement, ce qui gagne du temps.

Les projets FR1 et D1A
  Appliquant l'adage "C'est en forgeant qu'on devient forgeron", la formation des ingénieurs et techniciens Satellites du CNES se construit, au cours de l'année 1962, autour des deux projets franco-américain FR1 (Maîtrise d'œuvre et structure françaises, équipements américains, lanceur américain) et français D1A (Maîtrise d'œuvre française, équipements français, lanceur Diamant A).
Cette combinaison permet d'assurer leur développement au moindre coût et dans des délais très courts, de bénéficier d'un transfert de technologie approfondi, et de respecter les objectifs politiques, scientifiques et industriels fixés par le Gouvernement.
La réalisation des projets FR1 et D1A a constitué :

- pour l’équipe Satellites du CNES, l’étape « Travaux pratiques » d’un processus d’apprentissage dont la partie « théorique » était le stage GSFC,
- pour les équipes d’équipementiers français intéressés par la construction de satellites, une occasion de se former aux méthodes et technologies correspondantes.

Elle a permis de définir et de mettre en pratique des méthodes de conception, de construction, d’intégration et d’essais propres aux satellites, et de se familiariser avec les technologies correspondantes.

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